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mardi 30 juillet 2013

C’est le silence qui nous parle le mieux !



Chaque jour notre nature divine nous parle, elle essaie de se faire entendre afin de nous conseiller, de nous éclairer. Mais elle ne crie pas, elle n’emploie jamais la violence ; elle murmure son avis une fois, deux fois, trois fois, puis elle se tait. La nature inférieure, au contraire, qui a d’autres projets, d’autres besoins, insiste, répète, fait du tapage. Son but est d’étourdir les pauvres humains pour qu’ils finissent par se dire : « Mais oui, si elle insiste tellement, c’est qu’elle doit avoir raison ». C’est pourquoi la personnalité ne craint rien autant que le silence, elle le fuit ; elle sent qu’il l’empêchera de se manifester avec ses ruses, ses caprices, son arrogance ; elle sera paralysée, jugulée, elle ne trouvera pas les conditions favorables pour mettre ses projets à exécution.

Le silence est comme une porte qui s’ouvre sur les régions célestes, et la personnalité sent que ce silence représente la fin de son règne, qu’elle va être obligée de céder la place. A la moindre vexation, au lieu de rester tranquille, elle répète à l’homme : « Riposte, venge-toi ! » et elle ne cesse de la harceler. De son côté, l’individualité conseille : « Calme-toi, attends un peu. Tu n’as pas à t’inquiéter, car personne ne peut vraiment te faire de mal. Tâche seulement d’avoir un peu plus de lumière et un peu plus d’amour ». Voilà les conseils de l’individualité. Mais pendant ce temps, la personnalité fait tout ce qu’elle peut pour couvrir cette voix avec ses trompettes, ses grosses caisses, et elle insiste tellement, jour et nuit, que l’homme, qui est un peu bébète, se dit : « D’accord, il faut y aller ».

Toutes pratiques que l’on observe dans un Enseignement spirituel, la méditation, la prière... n’ont qu’un unique but : réduire la place de la personnalité pour donner à l’individualité des possibilités de plus en plus grandes de s’exprimer. Et c’est cela véritablement le silence. Avoir le silence dans le plan physique, c’est facile, il suffit de fermer les portes et les fenêtres, ou de se boucher les oreilles ; mais réaliser le silence dans les pensées et les sentiments, c’est beaucoup plus difficile. Car le for intérieur des humains est semblable à une place publique où des quantités de gens arrivent tous à la fois pour manifester et présenter des revendications.

L’une des choses essentielles, c’est de réaliser le silence intérieur, de faire taire toutes ces discussions, ces révoltes, ces bagarres provoquées par les pensées, les désirs et les sentiments mal maîtrisés, et recevoir enfin la vraie réponse aux questions que vous vous poser, la réponse de votre Moi divin.

Le silence doit être compris comme une condition préalable, un état de conscience au sein duquel quelque chose de mystérieux, de profond commence à se révéler. On appelle parfois ce « quelque chose » la voix du silence. Quand l’homme parviendra à tout apaiser en lui, et même à arrêter sa pensée – parce que dan son mouvement, la pensée elle aussi fait du bruit – alors il entendra cette voix du silence qui est la voix de sa nature divine.

Pour échapper au bruit intérieur il faut s’efforcer de ne plus vivre à la surface des choses, exposé aux agitations et aux troubles qui s’y produisent, mais de se dégager des soucis, des préoccupations prosaïques, et surtout changer la nature de ses besoins. Car chaque besoin, chaque désir, chaque souhait vous met sur une voie déterminée et, selon sa nature, vous arriverez dans une jungle infestée de fauves rugissants ou dans une région peuplée de créatures célestes qui vous accueilleront avec des concerts d’harmonie.


Le silence intérieur est le résultat d’une harmonie entre les trois plans physique, astral et mental. Donc, pour faire le silence en vous, vous devez commencer par créer l’harmonie dans votre corps, votre cœur et votre intellect. L’harmonie est la clé qui vous ouvre les portes de la région du silence. Il vous est certainement arrivé quelque fois de sentir tout à coup un très profond silence s’installer en vous, comme si le bruit intérieur dont vous ne vous aperceviez pas jusque-là, puisque vous y êtes quotidiennement plongé, s’était brusquement interrompu ; alors un poids tombe de vos épaules, des entraves se délient, des portes s’ouvrent et enfin votre âme, libérée de sa prison, peut sortir et se dilater dans l’espace. Cette expérience du silence, qu’il vous a été donné de vivre comme un don du Ciel sans avoir peut-être même rien fait pour le mériter, vous pouvez essayez de la répéter consciemment. Peu à peu vous sentirez s’apaiser toutes les voix discordantes qui ne cessent de réclamer, de menacer, et il ne restera plus qu’une voix douce, un murmure ; la voix de votre nature supérieure, la voix de Dieu.