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mercredi 24 juillet 2013

Le serpent de la Bible


Qui était ce serpent qui savait si bien parler et qui possédait tellement de connaissances ? Et pourquoi le Seigneur avait-Il permis à de telles créatures d’habiter dans le Paradis ?

Personne ne pouvait y pénétrer sans la permission du Seigneur. Et s’Il avait créé le serpent avant même de créer les humains, c’est qu’Il avait des projets, rien ne pouvait se passer en dehors de sa volonté.

Le serpent, qui rampe sur le sol, est un symbole de la matière. Et l’histoire du péché originel est l’histoire de la descente de l’homme dans la matière. La question se pose donc de savoir si, en choisissant de descendre, les humains allaient absolument à l’encontre de la volonté divine, ou bien si le Seigneur, qui les laissait livres, avait envisagé pour eux cette possibilité.

Quand Adam et Eve eurent mangé du fruit défendu, Dieu dit : « Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’Arbre de Vie, d’en manger et de vivre éternellement ». Alors, y avait-il un arbre ? Y en avait-il deux ? …

En réalité, l’important, c’est cette image de l’arbre, et si on sait l’interpréter, elle nous aidera à comprendre ce que les théologiens ont appelé « la chute ». On peut dire que, lorsqu’ils étaient dans le Paradis, les premiers hommes étaient installés au sommet de l’Arbre cosmique. Symboliquement, le sommet représente les fleurs. Adam et Eve vivaient donc dans les fleurs, c'est-à-dire dans la lumière, la chaleur, la beauté, la liberté. Mais peu à peu ils ont commencé à se poser des questions ; « Qu’est-ce que c’est, cet arbre où nous nous trouvons ? D’où vient l’énergie qui l’alimente ? Nous apercevons des branches, un tronc… Mais plus bas, il y a encore quelque chose que nous ne voyons pas, qu’est-ce que c’est ? Nous voudrions bien le connaître ».
Et comme, pour connaître les choses, il faut aller les explorer, ils ont quitté leur demeure magnifique qui touchait le ciel, ils sont descendus à travers le tronc et ont fini par arriver jusque dans les racines, sous la terre. Mais sous la terre, il fait sombre, il fait froid, on n’a plus la même liberté de mouvement, et c’est pourquoi ils ont finit par se sentir écrasés. Les racines représentent un état de conscience. Dieu avait dit à Adam et Eve : « Si vous manger de cet arbre, vous mourrez ». Mais ils ne sont pas morts ; il s ont mangé et pourtant ils ont continué à vivre, oui, mais ailleurs, car la mort dont parlait le Seigneur était seulement un changement d’état. La mort n’est toujours qu’un changement d’état. Intérieurement les premiers hommes ont quitté la région des fleurs pour celle des racines.

Ce que la tradition appelle « la chute » n’est rien d’autre que ce choix qu’ont fait les premiers hommes de partir explorer le monde pour acquérir la connaissance. Ils étaient livres, et ils ont décidé de descendre pour connaître l’arbre tout entier. C’et très bien, seulement, quand on change de lieu, on change aussi de conditions. Et comme les conditions de la terre ne sont pas celles du ciel, ils ont été obligés de subir le froid, les ténèbres, la maladie, la mort. Ils ont voulu posséder les connaissances du serpent, c’est à dire explorer la matière, et c ‘est ce qu’ils ont fait, regardez, ils ont très bien réussi dans leur entreprise. Vous direz : « Mais Dieu les a punis ! » Non, Il les laisse seulement subir les conséquences de cette décision. Il n’a pas rejeté les humains, au contraire ; s’ils veulent quitter les racines pour retourner au sommet de l’arbre, dans la lumière, la chaleur, parmi les fleurs et les fruits colorés et parfumés, ils le peuvent ; seulement ils doivent d’abord terminer l’expérience commencée.

Il ne faut pas s’imaginer que Dieu est furieux contre les humains, non. Il est large, compréhensif, Il les laisse faire leurs expériences. Le jour où ils voudront revenir, ils reviendront, le Seigneur est toujours prêt à les accueillir, Il les attend pour les recevoir, pour les prendre dans ses bras. Il leur a donné l’éternité, des incarnations et des incarnations... Il dit : « Ils souffriront quelque temps… mais ce sont mes enfants, leur esprit est immortel et un jour, quand ils reviendront vers moi, ils seront tellement heureux qu’ils oublieront toutes leurs souffrances ». Voilà le raisonnement du Seigneur ; et en attendant de retourner vers Lui, les humains continuent à s’instruire.

Tant que l’homme vivait dans le Paradis, il pouvait y rester. Mais une fois déclenché le mouvement de descente, il faut qu’il aille jusqu’au bout en passant par toutes les étapes. Et s’il veut maintenant remonter, c’est tout un itinéraire à parcourir. Imaginez que vous soyez au sommet d’une montagne ; si vous êtes raisonnable, si vous faites attention de ne pas glisser, vous ne tombez pas et vous pouvez rester là-haut autant que vous voulez ; mais dès l’instant où vous vous laissez glisser, vous êtes obligé de passer par un chemin déterminé, à travers les rochers, les brouilles, des ronces et vous pouvez même tomber dans un précipice ; là, rien ne dépend plus de vous, car une fois que vous avez déclenché le mouvement, nous n’êtes plus livre ; et si vous voulez ensuite retrouver le sommet, quelle difficulté pour faire l’ascension.


L’homme voulais voyager, pourquoi l’en empêcher ? Le Seigneur savait d’avance qu’il aurait faim et soif, qu’il souffrirait, mais qu’un jour il comprendrait que personne ne peut l’aimer autant que son Père, et alors il retournerait et tout serait réparé. On fait toujours comme si le Seigneur avait été furieux de la faute de l’homme ... Mais pas du tout ! Le Seigneur l’a laissé faire. Il avait ses bons projets et Il est patient, Il a dit : « Tôt ou tard mes enfant reviendront. 

Quand ils auront beaucoup souffert, ils reviendront. Ils seront couverts de poussière, en guenilles, affamés, mais ce n’est pas grave, ils seront assagis et c’est l’essentiel. Je leur prépare un festin pour les régaler ». Mais en attendant, comme les humains ont choisi de descendre, ils ne peuvent pas retourner tout de suite dans la maison paternelle, ils doivent poursuivre l’expérience jusqu’au bout, loin du Paradis.