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samedi 10 août 2013

Le mouvement de la pensée


« Lorsque nous fermons les yeux pour essayer de méditer, nous sommes étonnés de découvrir une fabrique en pleine effervescence à l’intérieur de nous-mêmes. Toutes sortes de pensées nous traversent l’esprit, certaines simples comme « est-ce que j’ai fait sortir le chat ? ». 

D’autres pensées moins simples ou insignifiantes nous viennent aussi à l’esprit : ce sont des pensées de crainte ou de doute. Ne redoutons pas ces pensées, ce sont des pensées du monde. Nous sommes comme des antennes captant toutes les émissions du monde. Si nous ne prêtons pas attention à ces pensées du monde, en l’espace de quelques jours ou semaines elles mourront faute d’avoir été nourries. C’est seulement dans la mesure où nous les acceptons comme étant nos pensées que nous les nourrissons.

« Dès l’instant où nous personnalisons des pensées en les acceptant comme étant nos pensées, nous nous identifions à elles et nous déclenchons par là même la loi de cause à effet (ou loi de « semer et moissonner » ou encore action karmique) par nos acceptations ou refus, en jugeant, condamnant ou personnalisant. À l’instant même où il nous sera possible d’observer le mouvement de la pensée sans émettre de jugement ou d’opinion, il cessera d’être un facteur venant interférer dans la vie de maintenant. »

« Bien que notre objectif soit de parvenir à un état de tranquillité et de réceptivité, nous ne devrions jamais essayer d’arrêter de penser ou essayer d’anéantir nos pensées. Laissons les venir. Nous allons nous asseoir bien confortablement et les observer, les voir de manière impersonnelle. À la fin elles s’arrêteront et nous serons en paix. Aussi souvent que nos pensées vagabondent au cours de la méditation, nous revenons doucement, sans impatience, au sujet de notre méditation. Il arrivera un moment, dans la mesure où nous continuerons cette pratique, où ces pensées étrangères ne feront plus irruption dans notre conscience. Nous les aurons laissé mourir en ne les nourrissant pas. En ne les combattant pas, nous nous serons rendus si indifférents à ces pensées, qu’elles ne reviendront pas nous harceler. Si par contre nous les combattons, elles demeureront à jamais en nous ».