Merci de votre visite

mercredi 21 août 2013

L'Origine humaine


Certitude de l'âme
« Rien ne se perd, tout se transforme. » Cette loi, admise par la plus matérialiste des sciences, n'est pas vraie seulement pour la matière, c'est-à-dire la forme extérieure de la vie, mais pour la vie elle-même. Comment admettre, d'abord, que la matière inanimée par elle-même se meuve, vive, se développe sans le secours d'un agent autre qu'elle-même ?

Âme ou courant vital, ce moteur existe et, qu'il prenne naissance dans la vie créée ou en Dieu : Source Même de vie, il est. La vie change ses formes mais demeure en tout Une, même sous ses mille aspects externes.

Et le courant vital qui anime les êtres ne peut finir avec l'enveloppe corporelle, charnelle, externe de cet être, parce que ce courant vital peut se transformer en énergie, en mouvement, mais ne peut finir puisqu'il est vital.

L'âme est le récepteur du courant de vie reliant la créature à la Source Même de la vie — ou Dieu — et, si l'âme épouse mille formes, elle demeure ; l'âme est immortelle et assure la continuité du courant vital dans les formes qu'elle anime, de même que la nature, sous les courants divers de vie évolue, se transforme mais ne meurt pas. Nier l'âme c'est nier le courant vital en l'être, et affirmer que la matière vit et propage la vie d'elle-même, et qu'elle tient son mouvement ; mouvement conscient, réglé, intelligent du néant.

L'âme, pour le matérialiste, est synonyme de cerveau. Le cerveau, matière charnelle, peut-il, par lui-même, penser, sentir, vouloir ? Un tas de moelle peut-il donner la vie à tout un organisme et à une vie consciente qui se connaît ? Qu'il soit récepteur physiologique de la vie supérieure, oui ! Mais son Promoteur, non ! À ce compte, si le cerveau est principe et moteur de la vie, il ne devrait pas finir avec la chair ; il devrait être supérieur aussi à la matière puisqu'il la commande. Encore une fois, non ! ce ne peut être le cerveau qui soit créateur, propulseur de ces échappées d'idéal qui s'appellent : Art, Foi, Amour. Il faut, en l'être humain, un autre ferment de vie répondant mieux à ses aspirations; moteur immatériel, principe inaltérable par lui-même.

Principe aussi de force intelligente consciente dont l'émanation se nomme : pensée, et qui anime la chair de son souffle Divin.

Certitude de l'âme, principe immortel
Si l'âme n'était pas ou n'était qu'un organe physique, si elle n'était pas le principe immortel en l'homme, à quoi servirait de vivre ?

Si tout se réduisait, pour l'humanité, à une existence de quelques années de luttes, de soucis, de souffrances pour beaucoup et, dès que la mort a clos ses yeux, l'homme retournait au néant, à quoi bon alors vivre, à quoi bon travailler et peiner pour assurer cette existence si courte, si pleine d'amertume ? À quoi bon aussi fonder une famille, donner la vie et élever à son tour des êtres destinés à la même rapide et décevante course sur l'arène terrestre ? À quoi bon s'efforcer de faire la vie meilleure, puisqu'elle se réduit à quelques années ? À quoi bon naître pour mourir sans avoir même compris la nécessité de vivre ? Voyez-vous, mes frères, où peut conduire la négation de l'âme et de son immortalité ? Simplement au découragement, et logiquement au désir de mourir.

La vie sans l'âme, c'est le suicide comme solution rationnelle d'une existence trop pénible ; moyen d'en abréger la lutte, l'effort. C'est donc la négation même de la nécessité du progrès. Enfin, c'est l'inéluctable, l'éternelle séparation avec les êtres chéris. C'est la mort dans toute son horreur matérielle, avec tous ses déchirements, sans un espoir de consolation. La vie, sans l'immortalité de ce qui est le plus doux, le plus pur dans l'homme, c'est le règne de la bestialité, de la sensualité. C'est le déchaînement sans crainte de sanctions inéluctables de tous les appétits grossiers ; c'est l'égoïsme, les vices érigés en lois ; c'est la barbarie, maîtresse de l'humanité. C'est la négation de la justice intangible apportant aux éprouvés et opprimés l'espoir d'une vie meilleure et d'une récompense méritée et c'est, pour le coupable, le triomphe dans le mal, l'assurance de l'impunité.

Voyez où vous conduirait l'athéisme et le matérialisme total : tout simplement à l'impossibilité de donner à l'homme une direction morale, et à mettre un frein aux mauvaises passions. Si, dans votre société actuelle, l'homme est si dépravé, si enclin à considérer la vie terrestre comme la totalité de la vie et à jouir effrontément, c'est que vos théories du néant l'ayant convaincu de l'inutilité de l'effort et du progrès, il n'éprouve que le désir passionné des seules jouissances passagères que peut lui donner la chair. Il est esclave de ses sens qui tuent en lui l'Amour du bien.

Cependant, l'homme le plus matérialiste sent en lui, quand ce ne serait qu'en de courts moments, la présence d'un principe immortel et la nécessité d'une sanction aux actes humains ; sanction que la justice humaine, il le sent, est impuissante à établir. Dans les heures où la souffrance l'amène à réfléchir, à méditer un peu, il s'étonne de la fragilité des joies faciles et des plaisirs sensuels ; il se rattache inconsciemment à l'espoir d'un bonheur plus durable. Il en arrive alors à désirer une vie supérieure et moins matérielle. De là à croire à l'âme et à son immortalité il n'y a qu'un pas. D'ailleurs, à défaut de la souffrance, l'écoeurement, la désillusion qui est le corollaire des jouissances matérielles l'incitent à douter de leur valeur et à espérer vivre d'une façon plus haute et plus durable ; à vivre enfin, non plus exclusivement par les sens, mais par l'âme dont il entend, au milieu de ses plaisirs, la plainte indignée.
   
La preuve de l'existence de l'âme
Nous pouvons vous prouver, par des manifestations tangibles, l'existence et la survivance de l'âme, mais la preuve la plus convaincante est en vous. Dites-nous, frères, si vous ne croyez pas à cette faculté supérieure qui, en de rares instants, vous fait goûter l'harmonie, la beauté de la vie, vous en fait sentir la généreuse organisation, la fécondité merveilleuse et éternelle ! Dites-nous surtout si, quand vous aimez, quand votre âme vibre sous les ondes délicieuses, s'abandonne, se fond dans l'âme aimée, dites-nous si vraiment, en cet instant, vous ne croyez pas en Dieu, si vous ne sentez pas en vous une parcelle Divine et si, seul votre corps, votre cerveau sont en jeu ? Voyez-vous, les savants pourront accumuler les preuves de l'existence spirituelle, nous pourrons, nous, vos amis invisibles, confirmer ces preuves par des phénomènes ; cela ne vous suffira pas à vous convaincre que vous avez une âme, que cette âme est fille Divine, et que de Dieu elle tient l'immortalité, si vous ne voulez vous-même rechercher au plus profond de vous les manifestations de la vie de l'âme ; et si...