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vendredi 30 août 2013

Omraam raconte : La naissance de Jésus


De tous les Evangiles, c’est celui de saint Luc qui donne le plus de détails sur la naissance de Jésus et je vous en lis un passage.

 « En ce temps-là, parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de toute la terre. Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinus était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph, lui aussi, quittant la ville de Nazareth en Galilée, monta en Judée dans la ville de David appelée Bethléem, parce qu’il était de la maison et de la lignée de David, afin de s’y faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter se trouva révolu. Elle mit au monde son fils premier-né, l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie.

            « Il y avait dans la contrée des bergers qui vivaient aux champs et qui la nuit veillaient tour à tour à la garde de leur troupeau. L’Ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté, et ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’Ange leur dit : « Rassurez-vous, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple ; aujourd’hui dans la cité de David, un Sauveur vous est né qui est le Christ Seigneur. Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. » Et soudain se joignit à l’Ange une troupe nombreuse de l’armée céleste, qui louait Dieu, en disant :

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime ! »

                        « Or, lorsque les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : « Allons à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et ce que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche. Et l’ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant ; et tous ceux qui les entendirent furent émerveillés de ce que leur racontaient les bergers. Quant à Marie, elle conservait avec soin tous ces souvenirs et les méditait dans son cœur. Puis les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient vu et entendu, en accord avec e qui leur avait été annoncé.

«  Quand vint le huitième jour, où l’on devait circoncire l’enfant, on lui donna le nom de Jésus, nom qu’avait indiqué l’Ange avant sa conception.

« Et quand vint le jour où, selon la loi de Moïse, il devait être purifié, ils le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, ainsi qu’il est écrit dans la Loi du Seigneur : « Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur », et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la Loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes. Or il y avait à Jérusalem un homme du nom de Siméon. Cet homme était juste et pieux : il attendait la consolation d’Israël et l’Esprit-Saint reposait sur lui. Et il lui avait été révélé par l’Esprit-Saint qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint donc au Temple, poussé par l’Esprit, et quand les parents apportèrent le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard les prescriptions de la Loi, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu et dit :
« Maintenant, ô Maître, tu peux selon ta parole,
Laisser ton serviteur s’en aller en paix ;
Car mes yeux ont vu ton salut,
Que tu as préparé à la face de tous les peuples,
Lumière pour éclairer les nations
Et gloire de ton peuple Israël ».

On peut se demander Pourquoi est-il dit : « Marie conservait avec soin tous ces souvenirs et les méditait dans son cœur » ??

 C’est donc qu’il y avait quelque chose qu’elle ne pouvait pas dire. Si c’était ce qu’elle avait entendu raconter par les bergers, elle aurait pu en parler, puisque les bergers le racontaient à tout le monde. C’était donc autre chose qu’elle gardait précieusement dans son âme, quelque chose de sacré. Et qui était Siméon ?? Il est dit que l’Esprit-Saint était sur lui, c’est donc qu’il était très pur. Mais je ne pourrai pas toucher la question de Siméon parce que cela ébranlerait toutes les consciences chrétiennes. Oui, qui était Siméon ? Quel lien avait-il avec Jésus ?...

Quant à Marie et Joseph, s’ils avaient été choisis pour être les parents de Jésus, c’est qu’ils s’étaient déjà préparés : pour être dignes de recevoir Jésus dans leur famille, c’est qu’ils avaient déjà fait un grand travail spirituel dans leurs vies antérieures. Dans ce domaine aussi, il ya une justice, des règles, des lois. C’est le Seigneur qui a fait les lois et ce n’est pas Lui qui va les transgresser. Quand Dieu choisit des créatures, c’est qu’elles remplissent certaines conditions. Bien sûr « avec des pierres Dieu peut faire des enfants d’Abraham », mais en les faisant préalablement passer par l’état de plante, puis d’animal, et enfin d’homme. C’est comme pour l’enfant : le germe doit, lui aussi, passer par toutes sortes de formes et d’états avant de prendre l’aspect d’une créature humaine.

Et de même, Jésus a été obligé de franchir certaines étapes avant de devenir le Christ. Voilà encore ce que les chrétiens ne peuvent pas accepter. Ils pensent que Jésus, fils de Dieu, était Dieu Lui-même, qu’il était né parfait. Mais alors, pourquoi a-t-il dû attendre sa trentième année pour recevoir le Saint-Esprit et faire des miracles ?... Même si Dieu en personne doit venir s’incarner sur la terre, Il accepte de se soumettre aux lois qu’Il a Lui-même établies. Il se respecte Lui-même, le Seigneur, comprenez-vous ? C’est ainsi que les Initiés voient les choses ; dans leur tête, tout est en ordre, tout est logique, tout est sensé. Alors, est-ce le Saint Esprit qui a donné naissance à Jésus ? Oui, c’est le Saint Esprit. Dans le plan divin, c’est le Saint Esprit  mais dans le plan physique, il fallait aussi quelque chose, quelqu’un… afin que dans ce plan-là également il y ait un reflet du Saint Esprit. Pour que là correspondance soit parfaite entre les trois mondes, pour que dans le plan physique, dans le plan spirituel et dans le plan divin tout soit toujours saint, lumineux et pur, dans le plan physique aussi il fallait un conducteur du Saint Esprit.

Que Jésus soit né « par l’opération du Saint Esprit », oui bien sûr. Dans la mesure où sa conception n’a été souillée par aucun désir, aucune passion, aucune sensualité, on peut dire qu’il est né par l’opération du Saint Esprit. C’est ainsi qu’il faut comprendre la virginité de Marie. La virginité est une qualité plus spirituelle que physique. Combien il y a de femmes qui sont vierges extérieurement, mais intérieurement…. Voilà je ne vous en dirai pas plus, mais je vous en ai déjà dit beaucoup en vous parlant de Siméon.

La naissance de Jésus doit être comprise dans les trois mondes, c'est-à-dire comme un phénomène historique, comme un phénomène psychique, mystique, et enfin comme un phénomène cosmique. Aujourd’hui, c’est surtout le phénomène mystique qui m’intéresse. Dans son récit de la naissance de Jésus, saint Luc n’a retenu que les images des événements qui se répètent dans chaque être humain, et c’est sur ces images symboliques que nous allons nous arrêter. Pour que l’enfant naisse, il faut un père et une mère. Le père, Joseph, représente notre intellect, et à un niveau supérieur, notre esprit. La mère, Marie, c’est notre cœur, et à un niveau supérieur, notre âme. Quand le cœur et l’âme sont purifiés, alors l’enfant naît ; mais il ne naît pas de l’intellect et de l’esprit, il naît du Saint Esprit, cette pure flamme qui vient féconder l’âme et le cœur humains. L’intellect et l’esprit représentent le principe masculin en nous, qui prépare les conditions pour que le Saint Esprit prenne possession du principe féminin, le cœur et l’âme, afin de mettre au monde l’Enfant-Christ.

Quant Marie et Joseph ont voulu chercher refuge dans une hôtellerie, il n’y avait plus de place pour eux ; cela veut dire que les humains qui sont occupés à manger, à boire et à s’amuser, n’ont jamais de place pour l’être qui a reçu l’enfant divin. Cet enfant est déjà conçu en lui comme une lumière ; cela peut être un idéal, une idée qu’il nourrit, qu’il chérit .. Mais où aller maintenant avec cet enfant ? Personne ne lui ouvre la porte, c'est-à-dire personne ne le comprend. Mais voilà, il y a une étable. Cette étable, avec la crèche, est un symbole, et d’abord le symbole de la pauvreté, de la difficulté des conditions extérieures. Oui, pour l’homme que l’Esprit habite, ce sera toujours ainsi : son entourage ne l’appréciera pas, ne le recevra pas. Mais grâce à la lumière qu’il projette au-dessus de la crèche, d’autres le verront de loin et viendront le visiter. Cette lumière, représentée par l’étoile à cinq branches, est une réalité absolue. Elle brille au-dessus de la tête de tous les Initiés dont le principe féminin, c’st à dire l’âme et le cœur, a mis au monde l’Enfant-Jésus conçu de l’Esprit Saint. Et à ce moment-là, l’intellect, Joseph, au lieu d’être jaloux et de répudier Marie comme un homme grossier, en criant : « Cet enfant que tu as mis au monde n’est pas de moi, va-t-en ! »… doit s’incliner et dire : « C’est Dieu qui a effleuré le cœur et l’âme de Marie. Moi, je ne pouvais pas le faire ». Donc, l’intellect ne doit pas se révolter et se mettre en colère, mais comprendre correctement en disant : « Il y a là quelque chose qui me dépasse », et garder Marie. Répudier Marie, c’est répudier la moitié de son être et devenir comme ceux qui, sous l’empire exclusif de l’intellect, ont banni le côté réceptif, toutes les qualités de douceur, d’humilité, d’intuition. Beaucoup ont répudié Marie parce qu’elle aimait recevoir la visite du Saint Esprit…

Il faut que vous compreniez que Marie et Joseph sont des symboles de la vie intérieure : ceux qui ont répudié Marie se sont desséchés et ils n’ont plus que l’intellect qui disloque, qui critique, qui est toujours mécontent. Mais vous voyez, Joseph au contraire a respecté Marie, il l’a gardée avec lui, il a dit : « Oh, elle attend un enfant. Bien sûr, ce n’est pas moi le père, mais je la protégerai parce qu’elle a besoin de mon appui ».

Et que représente l’étoile ?



C’est un phénomène qui se produit inévitablement dans la vie d’un véritable mystique, d’un véritable Initié : au-dessus de sa tête apparaît une étoile, un pentagramme lumineux. Et puisque « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », ce pentagramme doit exister doublement. D’abord, l’homme lui-même est un pentagramme vivant ; et ensuite, en haut dans le plan  subtil, quand il a développé en plénitude les cinq vertus ; la bonté, la justice, l’amour, la sagesse et la vérité, un autre pentagramme le représente sous forme de lumière.  Cette étoile qui brillait au-dessus de l’étable signifie qu’une lumière émane de chaque Initié qui possède le Christ vivant. Cette lumière est aperçue de loin par d’autres, et ils sentent que quelque chose de spécial se manifeste à travers cet être. Ce qui se manifeste, justement, c’est le Christ, et à ce moment-là, tous ceux qui représentent des autorités, tous ceux qui sont puissants et riches viennent auprès de lui. Et même les grands chefs religieux qui s’imaginent être au sommet, sentent eux aussi qu’il leur manque quelque chose, qu’ils ne sont pas arrivés à ce degré de spiritualité, et ils viennent s’instruire, ils viennent s’incliner et apporter des présents.

Alors, voilà la raison de la présence des Rois Mages auprès de l’Enfant-Jésus : « Des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem et dirent : Où est le roi des juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer ». Ces Mages étaient des chefs religieux dans leur pays respectif. Ils sont venus parce qu’ils ont senti cette lumière. Et comme ils étaient astrologues, en observant dans le ciel certaines configurations exceptionnelles, ils en avaient conclu qu’il devait se produire quelque événement extraordinaire sur la terre. La naissance de Jésus correspond donc aussi à un phénomène qui s’est produit dans le ciel il y a deux mille ans.

D’après la tradition, les Rois Mages qui étaient au nombre de trois : Melchior, Balthazar et Gaspard, apportèrent à l’Enfant Jésus l’or, l’encens et la myrrhe, et chacun de ces présents est symbolique ; l’or qu’apportait Melchior signifiait que Jésus était roi : la couleur or est la couleur de la sagesse, dont l’éclat brille au-dessus de la tête des Initiés comme une couronne de lumière. L’encens apporté par Balthazar signifiait que Jésus était prêtre ; l’encens représente le domaine de la religion,  c’est à dire aussi du cœur, de l’amour. Et la myrrhe qu’apportait Gaspard, est un symbole d’immortalité : on se servait de la myrrhe pour embaumer les corps et les préserver ainsi de la destruction. Ces présents ont donc un rapport avec les trois domaines de la pensée, du sentiment et du corps physique. Chacune st aussi lié à une séphira ; la myrrhe à Binah, l’éternité ; l’or à Tiphéreth, la lumière ; et l’encens à Hessad, la dévotion.

Occupons-nous maintenant de l’étable, dans laquelle la tradition a placé un bœuf et un âne. Aucun autre animal n’est mentionné dans cette étable, seulement un boeuf et un âne. Pourquoi ? Depuis des siècles on répète cette histoire sans la comprendre, parce que la clé du symbolisme universel est perdue. L’étable représente le corps physique. Et le bœuf ? Vous savez que dans l’Antiquité le taureau (ici il faut rapprocher évidemment le bœuf et le taureau) a toujours été considéré comme le principe de la génération. En Egypte, par exemple, le taureau Apis était le symbole de la fertilité et de la fécondité. Le boeuf est sous l’influence de Vénus et il représente la force sexuelle. L’âne, lui est sou l’influence de Saturne ; il représente la personnalité, c’st à dire la nature inférieure de l’homme, ce que l’on appelle le vieil Adam, têtu, buté, mais bon serviteur. Et voilà que ces deux animaux étaient là pour servir Jésus. Mais le servir comment ? C’est maintenant que je vais vous révéler quelque chose d’essentiel.

 Quand l’homme commence à travailler pour se perfectionner, il entre en conflit avec les forces de la personnalité et celles de la sexualité. Et l’Initié, justement, est celui qui est arrivé à maîtriser ces deux forces et à les mettre à son service. Oui, vous voyez, il les met à son service, il ne les anéantit pas, il ne doit pas les anéantir. La preuve, si ces deux animaux étaient là, présents, c’est qu’ils étaient utiles. Et que faisaient-ils ? Ils soufflaient sur l’Enfant Jésus, ils le réchauffaient de leur souffle. Donc, quand l’Initié arrive à transmuer l’âne et le bœuf en lui et à les mettre à son service, ils viennent ensuite réchauffer et vivifier l’enfant nouveau-né de leur souffle. Non seulement ces forces ne sont plus là pour le tourmenter, mais elles deviennent des forces bénéfiques. Le souffle, c’est déjà la vie. Vous voyez, le souffle de l’âne et du bœuf est une réminiscence du souffle par lequel Dieu a donné l’âme au premier homme. L’âne et le bœuf ont servi l’Enfant Jésus ; cela signifie que tous ceux qui possèdent le Christ en eux seront servis par les forces de la personnalité et de la sexualité, car ce sont des forces extraordinairement utiles si on peut les atteler à un travail.

Ensuite un ange est apparu aux bergers qui possédaient cette étable ; ils gardaient leurs troupeaux dans les champs, et quand l’ange leur a annoncé la nouvelle de la naissance de Jésus, ils ont été émerveillés ; ils ont pris des agneaux et les ont apportés en offrande à l’enfant. Cela signifie que tous ceux qui possèdent des actions sur le corps physique, c'est-à-dire les esprits familiaux, réincarnés ou non, et qui ont des richesses (ces richesses sont ici symboliquement représentées par les brebis, les agneaux et les chiens) sont avertis. Ils sont avertis parce qu’ils ont participé à la formation de cette étable (le corps physique) et alors ils arrivent tous en disant : « Oh là là ! Nous n’avions jamais pensé que nous aurions un honneur pareil dans notre étable ! » Donc, tous les esprits familiaux, qu’ils soient dans l’au-delà ou sur la terre, reçoivent la nouvelle qu’un événement splendide s’est passé dans votre cœur et dans votre âme, et alors ils viennent aussi s’incliner et vous apporter des présents. Oui, le monde entier se met au service de l’Enfant. Mais tant que vous ne l’avez pas fait naître, ne comptez pas qu’on vienne vous servir, ni les anges chanter la gloire de Dieu auprès de vous. Car les anges ne viennent chanter que pour célébrer la naissance du principe divin.

Pourquoi Jésus, le fils de Dieu, devait-il naître dans une crèche, sur la paille, et non dans un magnifique berceau, dans la chambre d’une demeure vaste et somptueuse ? Là encore, ce détail est symbolique. Et vous comprendrez dans quel endroit de notre corps se trouve cette crèche si vous vous souvenez des conférences que je vous ai faites sur le centre Hara : je vous ai expliqué quel rôle peut jouer ce centre dans la vie spirituelle pour celui qui sait travailler avec lui. Si son nom, Hara, un mot japonais qui signifie ventre, montre que ce centre, situé à quelques centimètres au-dessous du nombril, est surtout connu au Japon, en réalité il était connu de tous les Initiés du passé et c’est de lui que parle Jésus quand il dit ; « De son sein jailliront des fleuves d’eau vive.. » Ce « sein » c’est le centre Hara : c’est là que se trouve la crèche où doit naître le Christ entre le boeuf et l’âne, c'est-à-dire entre la rate et le foie.

Vous êtes étonnés, je le vois, vous croyez que c’est dans votre tête que Jésus naîtra. Avez-vous vu un enfant naître du cerveau de sa mère ? Non, Eh bien, il faut s’arrêter là-dessus pour réfléchir. Le ventre, les entrailles, on trouve cela dégoûtant, mais voilà que le Seigneur a choisi justement cet endroit pour que l’humanité se perpétue. Et c’est là aussi, dans le centre Hara, que le disciple doit faire naître en lui cette nouvelle conscience ; l’Enfant Christ.


Rien n’est plus important que de travailler à faire naître l’Enfant divin en nous. A ce moment-là, la terre et le Ciel chanteront ; des quatre coins du monde des êtres comprendront qu’une nouvelle lumière est née et ils viendront nous visiter et nous apporter des présents. Bien sûr, il y aura Hérode (il y a toujours eu des Hérode) qui sera furieux et qui, voulant tuer Jésus, demandera aux Rois Mages : « Aller, renseignez-vous sur cet enfant, et quand vous l’aurez trouvé, faites-le moi savoir pour que, moi aussi, j’aille l’adorer ». Mais heureusement, il y aura aussi un ange qui viendra donner des avertissements, comme celui qui a dit à Joseph : « Prends l’enfant et sa mère et fuis en Egypte, parce qu’Hérode va le faire chercher pour le tuer. » Un ange du Seigneur vint donc auprès des Rois Mages pour leur dire de ne pas retourner auprès d’Hérode, et ils repartirent dans leur pays par un autre chemin. Cela signifie que tous ceux qui viendront auprès de Jésus, auprès du principe christique, ne pourront pas retourner par le même chemin, ils devront prendre une autre direction.