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samedi 7 septembre 2013

A la rencontre de l’Univers



Dieu pénètre, imprègne et soutient l’univers de sa présence ; et comme cet univers est aussi notre demeure, nous pouvons en le parcourant, aller à sa rencontre. Parcourir l’univers ne signifie pas seulement l’explorer avec des fusées ou des engins spatiaux, mais l’étudier par tous les moyens que le Créateur nous a donnés : les organes de nos sens physiques, bien sûr, mais aussi et surtout les organes de nos sens spirituels, notre âme et notre esprit. C’est ainsi que nous rencontrerons Dieu. Ce n’est pas Lui qui descendra encore jusqu’à nous pour se montrer aux incrédules ; Il s’est déjà limité dans sa création, Il ne se limitera pas davantage.

Rien n’est éternel, excepté Dieu Lui-même et un jour toute la création retournera en Lui. Mais qu’entend-on par le mot « création » ? Si l’on dit que c’est la matière primordiale émanée par Dieu, les éléments qui la constituent, ceux-là, oui, sont indestructibles, et c’est avec eux que Dieu engendrera des mondes nouveaux. Mais si on appelle « création » l’univers que Dieu a formé avec ces éléments, cet univers, lui, n’est pas éternel, car tout ce qui naît doit mourir. L’éternité n’est pas une suite de siècles ; c’est, si l’on peu dire – mais il est très difficile de définir une pareille notion – une qualité vibratoire de la matière… L’éternité est une fusion parfaite de la matière et de l’esprit. Lorsque nous faisons, nous, l’expérience de l’éternité, il s’agit d’une sensation que nous éprouvons. S’il peut nous arriver d’avoir pendant quelques secondes une sensation d’éternité, c’est parce que nous sommes entrés dans un ordre supérieur des choses, nous avons été projetés dans un monde où la matière est animée par les plus puissantes vibrations de l’esprit.

La matière primordiale est une substance que Dieu a projetée hors de Lui-même et condensée. Elle seule est indestructible, éternelle. C’est avec cette matière que Dieu a créé les mondes et ces mondes un jour se désagrégeront pour réapparaître sous de nouvelles formes. C’est dans ce sens que l’on peut dire que la création aura une fin.

La sagesse est la vertu qui fixe les limites. Ce cercle que Dieu a tracé à la surface de l’abîme est évidemment symbolique ; il représente les limites nécessaires pour pouvoir commencer l’acte de création, car toute création suppose d’abord une limitation. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre que Dieu s’est limité. Se limiter signifie s’enfermer dans un univers qui fonctionne et évolue selon ses lois propres. Au dehors, au-delà de cet univers, on ignore ce qui existe. Les lois de la vie qu’étudie la science ne sont pas autre chose que les limites que Dieu s’est imposées dans sa création. Ce sont ces limites qui donnent structure, forme, contour et cohésion à la matière. Un monde qui ne serait pas circonscrit dans les limites serait instable et ne pourrait pas subsister, car à l’intérieur de ces limites toute la matière est en mouvement et ne demande qu’à s’échapper.

Dieu a donc tracé  un cercle pour retenir sa propre substance. Au centre, Il a placé le noyau de la création et son travail a commencé. A celui qui sait l’observer, la nature entière révèle comment Dieu a procédé pour créer le monde. Une cellule, avec sa membrane, déjà nous l’explique ... et si la boîte crânienne n’existait pas, où serait notre cerveau ?... C’est exactement aussi la fonction de la peau ; elle sert de limite. Observez les choses autour de vous et partout vous trouverez un rappel de ce cercle que Dieu a tracé comme limite de sa création. Si on n’enferme pas un parfum dans un flacon, il s’évapore. Et même pour construire une maison, il faut d’abord tracer ses limites ; sans murs, où sera la maison ? Dans le domaine spirituel aussi, il faut comprendre ce que signifient les limites : avant de convoquer les esprits lumineux dans un travail, le mage s’entoure d’un cercle ; et le disciple aussi doit savoir qu’au moins par la pensée il doit tracer chaque jour un cercle de lumière autour de lui, afin de conserver ses énergies spirituelles.

Dieu existe sous tous les aspects, depuis la pierre où Il est limité à l’extrême et où nous pouvons Le toucher, jusqu’à la substance la plus immatérielle, la lumière, et encore au-delà… Il est omniprésent dans les pierres, les plantes, les animaux, les humains, les anges et toutes les hiérarchies célestes, et plus loin encore…. Il a ses membres profondément enfoncés partout dans la création, mais il ya des régions où Il est plus libre. Dans les formes les plus denses de la matière, Il ne peut plus bouger, mais dans son Royaume Il est absolument libre. Si vous comprenez cela, des fenêtres s’ouvriront pour vous sur de merveilleux horizons. Dieu est libre, oui, mais en dehors de notre monde. Lorsqu’Il entre dans notre monde, Il se trouve limité. C’est pourquoi quand les gens indignés devant certains événements se révoltent en disant : « Dieu ne devrait pas permettre des choses pareilles ! » c’est qu’ils n’ont rien compris. S’ils possédaient le vrai savoir, ils comprendraient que Dieu justement ne peut pas intervenir. Sur la terre, Dieu est limité, et c’est nous qui Le limitons. Il est donc à la fois limité et libre : Il est limité dans nos cœurs, mais Il est libre dans le cœur des anges.

Les Livres Sacrés de l’Inde enseignent que lorsque Dieu retournera à son état primordial, tout disparaîtra et rentrera dans la nuit, dans le sommeil. Maintenant, c’est le jour : Dieu s’est « réveillé » et Il a créé l’univers. Ensuite, il s’endormira, ce sera la nuit, et tout s’endormira avec Lui, il n’y aura plus rien. Puis, un nouveau jour se lèvera, une nouvelle création, et personne ne sait quels êtres apparaîtront ni quelles formes ils revêtiront. Mais ce sont là des questions tellement lointaines !...


Au fur et à mesure que nous nous élevons, que nous nous purifions, nous libérons Dieu en Lui permettant de Se manifester plus librement dans notre temple intérieur comme puissance, lumière, amour, beauté… Bien sûr, toutes ces idées sont difficiles à saisir et elles s’effaceront de votre mémoire, je le sais. Mais il en restera quelque chose dans votre subconscient, et un jour, quand vous serez capables de comprendre, elles vous reviendront. Si vous voulez accélérer cette compréhension, vous devez entraîner votre cerveau, qui est le meilleur des instruments. Il ne s’affaiblit pas en même temps que les autres organes, car les hiérarchies divines y ont déposé leurs puissances. Mais il faut l’exercer par l’activité de la pensée. La pensée est une sorte d’échelle que nous avons reçue de l’Intelligence cosmique et il est essentiel d’apprendre à nous en servir pour nous élever.