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jeudi 12 septembre 2013

La Grande Loi Divine


La « peine », c’est-à-dire le mal — critique, médisance et actions destructives — si répandu dans la plupart des groupes dits « spirituels », ne parvient à ses fins qu’en l’absence de détachement. Son venin amer et corrosif opère ses ravages quand on lui donne l’énergie d’un afflux constant de pensées défensives. Mieux vaut, de loin, s’en remettre à la loi karmique, que de se tourmenter et d’entretenir du ressentiment contre sa source. Dans ces conditions, peu importent la nature du mal ou les intentions de son auteur. La Loi est impartiale, et œuvre à la restauration de l’équilibre. Nul effort visant à redresser un tort ou à rétablir une réputation ne peut surpasser la loi du karma dans sa tâche.

Gardez donc votre énergie pour un meilleur usage, et laissez la Loi déterminer le moment de la réaction comme son ampleur.

Lorsque frappe le mal, la meilleure défense est le détachement. Quand l’animal qu’on pourchasse se tient calme et en silence, le chasseur, dérouté, s’en va les mains vides. Quand un homme est détaché — libre de la peur comme du désir de vengeance — il peut laisser en toute quiétude la Grande Loi mener pour lui son combat. Ainsi le mal ne l’emporte-t-il pas, pas plus qu’il ne se renforce. 

Cet enseignement profond du Christ s’exprime en général par l’injonction de ne pas porter le lendemain les heurts et les blessures de la veille — pour ne pas prolonger le mal, et causer à celui qui en est victime de nouvelles souffrances. Cette attitude est étroitement liée à la conception chrétienne du pardon. 

Quand un homme est véritablement détaché, il a déjà pardonné. Il attend patiemment de voir celui qui est à l’origine du mal se rendre compte du tort qu’il fait à lui-même, à la victime et au groupe, et faire amende honorable. Ainsi le mal est-il atténué, ainsi « suffit-il à chaque jour ».
La notion de détachement

Quand Le Maître, le Grand Seigneur, émergera pleinement en public, il consacrera une grande partie de son temps à la notion de détachement. Ce n’est pas pour rien qu’elle occupe dans son enseignement une place centrale : il l’a déjà abordée, en relation avec l’honnêteté du mental et la sincérité de l’esprit. Tous les hommes ne pourront pas d’emblée le suivre dans cette voie, mais en temps voulu son énergie d’Amour leur fera prendre conscience des conséquences d’une telle sagesse dans leur vie. 

Graduellement, avec la satisfaction des besoins sociaux, les vieilles réactions mécaniques de jalousie et de haine disparaîtront, et toujours plus nombreux seront ceux qui connaîtront la joie de servir la cause de Le Maître. 


Ainsi en sera-t-il, ainsi les hommes de toutes nations prendront-ils l’envergure de dieux en émergence.