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lundi 30 septembre 2013

La Nouvelle Eve – La femme couronnée d’étoiles


Si l’on s’en tient à la lettre du récit biblique, après qu’Adam et Eve eurent mangé le fruit défendu, Dieu pour les punir de leur désobéissance, les chassa du Paradis, les vouant pour toujours, ainsi que leurs descendants, à une existence de misère et de souffrances. Mais est-ce que l’histoire s’arrête vraiment là ? Non. La suite se trouve au chapitre 12 de l’Apocalypse de Saint Jean :

« Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l’enfantement ; Un autre signe parut encore dans le ciel ; et voici, c’était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Sa queue entrainait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre ; Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu’elle aurait enfanté. Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône. »

En nous reportant au symbolisme de l’Arbre séphirotique, nous avons vu que l’équilibre cosmique a été ébranlé au moment où Eve, le principe féminin, qui correspond à la séphira Iésod, la Lune, s’est détournée d’Adam (Tiphéreth, le Soleil) pour s’ouvrir à l’influence des Kliphoth, les séphiroth noires, symbolisées par le serpent.

La femme décrite par saint Jean est, au contraire, parvenue à quitte Iésod, puisqu’elle a la lune sous les pieds, et à s’élever jusqu’à Tiphéreth, puisqu’elle est enveloppée de soleil. Enfin, sa tête est couronnée de douze étoiles pour signifier qu’elle reçoit aussi la lumière de toutes les constellations, symboliquement représentées dans la séphira Hohmah par Mazaloth, le zodiaque. Devant la femme se dresse un dragon, qui est une autre forme du serpent. Ce dragon a dix cornes et sept têtes. Pourquoi dix cornes et sept têtes ? Justement, parce que les dix cornes représentent les dix séphiroth noires, les Kliphotoh, et les sept têtes représentent les sept planètes dans leurs manifestations inférieures. Lae dragon est donc bien une image de l’Arbre de Vie inversé ; et si les têtes portent des diadèmes, c’es qu’il existe des princes des ténèbres comme il existe des princes de la lumière ; Cependant, malgré sa puissance, le dragon ne put pas triompher de la femme, car cette femme c’est l’Eve Nouvelle qui, à la différence de l’Eve ancienne, est parvenue à échapper à son emprise.

Or, cette femme est enceinte et le dragon attend qu’elle mette au monde son enfant pour le dévorer. Symboliquement, cet enfant représente l’avènement d’une ère nouvelle ; et le dragon représente les forces des ténèbres qui s’opposent à sa venue parce qu’elles s’opposent à l’évolution de l’humanité, et elles essaient d’anéantir l’enfant dès sa naissance. Dans l’Apocalypse, cette idée est aussi exprimée quelques chapitres plus loin par l’image de « la grande prostituée » assise sur une bête qui a comme le dragon, sept têtes et dix cornes. Il s’agit donc du même symbolisme ; le monde des ténèbres – représenté par les séphiroth infernales et la grande prostituée – qui s’oppose au monde de la lumières représenté par les séphiroth supérieures et la femme couronnée d’étoiles.

Eve, la femme couronnée d’étoiles, ainsi que la grande prostituée sont trois figures féminines ; mais là encore il faut n’y voir que des symboles, la représentation de phénomènes psychiques qui concernent aussi bien l’homme que la femme. Le principe féminin, Iésod, la Lune, qui est proche de Malhouth, la Terre, possède les clés de la réalisation d ans la matière, et cette réalisation peut se faire pour le bien comme pour le mal. Dans le plan physique, seules les femmes peuvent mettre des enfants au monde, mais dans le plan psychique et dans le plan spirituel, l’homme comme la femme possède ce pouvoir, car ce sont les mêmes lois qui agissent dans tous les plans.


Sur le front de la grande prostituée était écrit : « Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre », et cette inscription sur son front indique clairement les projets qu’elle s’apprête à réaliser. La grande prostituée, c’est la face inférieure de Iésod toujours ouverte aux influences des régions ténébreuses. Tandis que la femme environnée de soleil représente sa face supérieure, ouverte aux régions de la lumière, Triphéreth. Elle travaille à mettre au monde la nouvelle vie ; et cette nouvelle vie est symbolisée, à la fin de l’Apocalypse, par la Jérusalem nouvelle qui descend du ciel.