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mardi 3 septembre 2013

La seule réelle connaissance




Toute la vie n’est qu’une suite d’acquisitions de connaissances. On lit des livres, des journaux, on écoute des informations, des discours ou des conversations pour être au courant de quantités de choses, mais ces connaissances sont parfois comme des produits toxiques qui nous empoisonnent. Ou alors on cherche à « se faire des connaissances » ; on entre en relation avec des gens  riches, savants, influents, séduisants, mais qu’arrivera-t-il plus tard à cause de ces connaissances ? La plupart du temps, le désir de connaître obéit à un motif intéressé ; on pense gagner quelque chose, et voilà que c’est le contraire qui survient. La mouche regarde avec curiosité une toile d’araignée, elle ne se doute pas qu’au centre de ce réseau de filaments se tient une créature très avisée qui a construit cette toile avec certaines intentions, et si elle s’y aventure, elle fera en effet très bonne connaissance avec l’araignée, mais elle y perdra tout ; l’existence est ainsi remplie de toiles d’araignées et de pièges qui nous attendent ; il n’est pas bon de vouloir toucher, sentir, goûter, regarder, écouter n’importe quoi sous prétexte d’apprendre ce que c’est, car nous pouvons y risquer notre santé, notre équilibre et même notre vie.

La seule connaissance qu’il vaut réellement la peine d’acquérir est celle dont parle Jésus quand il dit : « La vie éternelle, c’est qu’ils Te connaissent, Toi, le seul vrai Dieu, et celui que Tu as envoyé, Jésus-Christ ». Mais pour connaître, il ne suffit pas de lire, d’étudier, d’analyser, de réfléchir ; car la véritable connaissance ne s’acquiert pas uniquement par l’intellect. La connaissance intellectuelle reste extérieure, superficielle. On ne connaît les choses et les êtres que si on se fusionne avec eux. Moïse, qui était un grand Initié, a donné au mot connaître son véritable sens quand il a écrit : « Adam a connu Eve… » ou « Abraham a connu Sarah… » Oui, et de cette connaissance est né chaque fois un fils. C’est là la preuve que la vraie connaissance est une union, une fusion féconde avec un être ou un objet. Vous rencontrez quelqu’un, vous échangez quelques mots avec lui et vous dites ensuite que vous le connaissez ? Non, vous avez fait connaissance avec lui, c’est tout, mais vous ne le connaissez pas. Quand vous ne ferez qu’un avec lui, vous le connaîtrez, pas avant. Et c’est encore plus vrai quand il s’agit de Dieu. Tant qu’on ne s’est pas fondu en Lui, on ne Le connaît pas ; seule la fusion, l’union, l’extase permet à l’homme de connaître Dieu.

Pour qu’il y ait connaissance, deux éléments sont nécessaires ; l’un actif, positif et l’autre passif, négatif, ou si on veut, l’un masculin, l’autre féminin. Et ces deux éléments doivent se réunir en sorte que l’un pénètre l’autre. Pour que nous puissions connaître une chose, il faut que, d’une certaine façon, elle pénètre en nous. Si nous voulons connaître sa saveur, il faut la prendre et l’introduire dans notre bouche. Si nous voulons connaître son parfum, notre nez doit absorber les particules odorantes qui s’en dégagent, etc… Et si nous voulons connaître l’Esprit cosmique, nous devons aussi le laisser pénétrer en nous.

Pour  la tradition kabbalistique, l’essence de Dieu est contenue dans le Tétragramme (Iod Hé Vav Hé) ; ces quatre lettres correspondent aux quatre principes qui agissent en l’homme : l’esprit, l’âme, l’intellect et le cœur.

Les quatre lettres du nom de Dieu représentent donc ; l’esprit (le père), l’âme (la mère), l’intellect (le fils) et le cœur (la fille). Et parce que l’homme est à l’image de Dieu, on retrouve ces quatre principes dans son visage. Les yeux représente le Iod, l’esprit ; les oreilles, le Hé, l’âme ; le nez représente le Vav, l’intellect, et la bouche, le deuxième Hé, le cœur. En résumé, il ya donc quatre forces qui sont en correspondance :

            Iod, l’esprit, correspond aux yeux,
            Hé, l’âme, correspond aux oreilles,
            Vav, l’intellect, correspond au nez,
            Hé, le cœur, correspond à la bouche.


Ces quatre forces sont donc en relation avec les quatre sens ; la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût. Et le cinquième ? C’est le toucher dont l’organe est la main avec laquelle nous travaillons. Aux quatre lettres du Nom de Dieu s’ajoute donc une cinquième lettre, le Schin que l’on trouve au centre du nom de Jésus, Iéschouah. Ce nom est le symbole de l’incarnation de Dieu dans la matière. A travers la personne de Jésus, le Christ, les quatre aspects de Dieu représentés par l’esprit, l’âme, l’intellect et le cœur de Dieu s’incarnent dans l’homme. En tant qu’expression du principe cosmique appelé Christ, Jésus est le Verbe qui s’est fait chair. C’est lui qui donne aux autres principes spirituels la possibilité de se manifester. Voilà pourquoi il est aussi représenté par la main, dont les cinq doigts correspondent aux cinq vertus : l’amour, la sagesse, la vérité, la justice, la bonté, placées sur les branches du pentagramme, « l’étoile de Noël », symbole de l’homme parfait.