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dimanche 15 septembre 2013

TROIS LOIS DIVINES



Racines, tronc et branches ont chacun leur utilité et leur beauté, mais  qui ne préfère pas vivre dans les branches de l’arbre avec les feuilles, les fleurs et les fruits qui s’ouvrent à la lumière et à la chaleur du soleil ?

Maintenant si on recherche ces trois parties de l’arbre dans l’organisme humain, on découvre qu’il existe une première analogie entre les racines et l’estomac qui, comme elles, absorbe la nourriture. Une autre analogie existe entre le tronc de l’arbre et la cage thoracique. Dans la cage thoracique se trouvent le cœur et les poumons au travers des quels se produisent des phénomènes semblables à eux de la transformation de la sève brute en sève élaborée. Le cœur envoie aux poumons le sang vicié qui, grâce à l’oxygène de l’air qu’ils inspirent, se purifie et peut alors continuer à alimenter l’organisme. Comme la sève brute, le sang vicié « monte » et, comme la sève élaborée, le sang purifié « descend ». Enfin, il existe une dernière analogie entre les feuilles, les fleurs et les fruits de l’arbre, et le cerveau ; car c’est par le cerveau que l’homme reçoit la lumière, et grâce à la lumière il fleurit et fructifie.

Racines, tronc et branches ; ces trois parties de l’arbre nous parlent aussi de trois catégories d’êtres. Et chacune de ces catégories est régie par une Loi ; la première par la loi de la nécessité ; la deuxième par la loi de la volonté libre ; la troisième par la loi de la Providence divine.

A la loi de la nécessité sont soumis les êtres primitifs qui, depuis des incarnations, ne recherchent que la satisfaction de leurs besoins les plus grossiers. Ils se sont tellement enfoncés dans la matière qu’ils ont perdu toute liberté de mouvement et ils doivent subir leurs conditions d’existence. Ils n’ont aucune possibilité de choix, il n’y a pour eux qu’une voie, très dure, sur laquelle ils sont obligés de marcher, et ils ne peuvent échapper à leur destin. Il est bon d’essayer de les aider, en espérant faire jaillir en eux une petite étincelle, car contrairement à ce que prétendent certaines doctrines fanatiques, ces créatures ne sont pas rejetées. Aucune créature n’est précipitée par Dieu dans « les ténèbres extérieures », aucune créature n’est définitivement exclue. La création obéit au principe de l’unité, il n’y a pas de « dehors » et il n’y a pas non plus d’exclusion. Mais ces êtres qui n’ont pas encore réussi à se dégager des racines sont, momentanément, placés dans de très mauvaises conditions d’évolution et ils ont encore besoin de recevoir les coups de la destinée avant de pouvoir s’arracher à leur situation déplorable.

La loi de la volonté libre gouverne des êtres plus évolués qui, dans leurs vies antérieures, ont pensé et agi de telle sorte qu’il leur est permis maintenant de décider de leur orientation. Bien sûr, leur liberté est limitée, mais ils ont toujours la possibilité de choisir au moins entre deux directions ; vers le haut ou vers le bas. Il dépend donc d’eux de progresser toujours plus avant dans la voie du bien. Même si leur route est semée d’obstacles, ils peuvent continuer à avancer, mais ils doivent sans cesse se montrer attentifs, vigilants, afin de choisir toujours la bonne direction, car une fois la décision prise, ils seront obligés d’en assumer les conséquences jusqu’au bout. Regardez, c’est clair, vous êtes par exemple en train de faire l’ascension d’une montagne en haut il y a le sommet qui vous attend, et en bas les abîmes. Vous pouvez décider de monter jusqu’au sommet ou de sauter dans le vide. Si vous décidez de sauter, vous êtes inexorablement saisi par la loi de la pesanteur et vous irez vous écraser au fond d’un précipice. Vous n’êtes libre qu’avant de prendre la décision ensuite, c’est fini, vous tombez. Et même si, par miracle, vous échappez à la mort, dans quel état serez-vous ?

Quant à la loi de la Providence divine,  elle gouverne les grands Maîtres de l’humanité. Tout l’espace s’ouvre devant eux et ils peuvent prendre des directions encore inconnues de la majorité des humains. Dans le monde à trois dimensions, on peut aller à gauche ou à droite, en haut ou en bas, en avant ou en arrière. Mais les mondes à quatre, cinq dimensions ou plus, où se meut l’esprit de ces grands êtres, les voies sont infinies. Ils sont libres parce qu’ils sont habités par la présence divine ; en eux se manifeste la suprême liberté de Dieu.

A la question si souvent posée : l’homme est-il libre ? Il n’y a qu’une réponse ; la liberté de l’homme dépend de son degré d’évolution. Aussi, pour l’être humain, comme pour n’importe quelle créature, la liberté absolue n’existe pas. Seul le Créateur est véritablement libre. Même les Anges et les Archanges, même les Chérubins et les Séraphins ne sont pas absolument libres. Tous les êtres créés sont dépendants du Créateur ; ils ne sont libres qu’en considération du niveau où ils se situent dans l’immense hiérarchie des créatures sur l’arbre de la vie. Voilà la vérité ! Et la vérité, c’est aussi qu’il n’est nulle part écrit qu’une créature doive être irrémédiablement écrasée par le destin. La fatalité n’existe que pour celui qui coupe volontairement le lien avec la Divinité en lui, son esprit. Donc, quoi qu’il vous arrive, vous pouvez vous dire ; « Puisque l’esprit de Dieu vit en moi, je suis aussi un esprit et je peux changer ma destinée ». Evidemment, vous ne pourrez d’abord changer que très peu de choses et vous ne vous écarterez que d’un degré infinitésimal de votre état primitif. Mais si vous poursuivez votre effort dans cette direction, vous pourrez un jour mettre tout un système solaire entre la fatalité et vous. Ce qui importe, c’est de commencer par changer de direction. Dès que vous comprenez que vous avez fait fausse route, arrêtez-vous, trouvez la bonne orientation et continuez à marcher.

Vous voulez une méthode pour payer vos dettes ? Mettez-vous au service du Seigneur, travaillez pour la venue de son Royaume. A ce moment-là, des entités du monde invisible viendront vous aider en prenant chacune une partie de ces dettes ; elles vous aideront à supporter vos souffrances. Mais là encore, tâchez de bien comprendre : elles vous aideront, mais elles ne vous les enlèveront pas ; c’est dans votre conscience que vous vous sentirez aidé. Oui, que ce soit bien clair ; ce n’est pas dans le plan physique, dans le plan matériel que vous êtes aidé, mais dans le plan spirituel. Dans le plan matériel, vous vous sentiez certainement aussi limité, aussi coincé, mais en même temps, dans le plan spirituel, vous vous sentirez éclairé, dégagé, libre. Celui qui veut entrer dans la région de la Providence divine, doit devenir un ouvrier dans le champ du Seigneur. Ainsi, quand les créanciers – les lois de la morale cosmique qu’il a transgressées – viendront le trouver en exigeant qu’il rembourse ses dettes sous peine de la traîner en prison, le Seigneur interviendra en disant ; « Laissez-le tranquille, car il est mon serviteur – Oui, mais il a des dettes ! – Lesquelles ? Combien ? – Il a commis telle faute, il a enfreint telle règle – Bon, c’est entendu, mais il travaille sur mon chantier, partez tranquilles, c’est moi qui paierai cette dette ». Vous voyez, le Seigneur ne renvoie pas les créanciers les mains vides, car ils réclament à bon droit, Il leur dit simplement ; « C’est moi qui paierai pour lui, partez tranquille » Nos créanciers sont innombrables et, pour payer ce que nous leur devons, il faudrait posséder d’immenses richesses qu’il n’est pas facile d’acquérir. Quand le Seigneur voit que nous Lui consacrons nos pensées, notre amour, Il acquitte nos dettes. Evidemment, ce petit dialogue entre le Seigneur et nos créanciers est symbolique, il signifie que nous sommes toujours sauvés par notre travail spirituel.

Il ne sert à rien de déclarer aux créanciers : « J’appartiens à une famille distinguée. Je suis un grand érudit ». Ils répondront que tout cela ne les intéresse pas. Tant que nous ressentons des tiraillements dans notre intellect, notre cœur et notre volonté, c’est que nous ne nous sommes pas encore acquittés de nos dettes, nous sommes encore dans le tronc de l’arbre où nous devons subir des limitations. Pour retrouver la liberté, il faut remonter au sommet de l’arbre, vivre dans notre Moi divin.


Voilà ce que nous enseigne le grand livre de la nature. Mais qui sait vraiment le lire ?... Les kabbalistes sont parmi ceux qui ont le mieux compris l’image de l’arbre dont ils ont fait une représentation de l’univers. Dans l’Arbre séphirotique, l’Arbre de la vie, non seulement toutes les créatures ont leur place, comme racines, ou écorces, ou feuilles, ou fleurs, ou fruits, mais aussi toutes les activités, toutes les régions… A différentes époques de l’année les feuilles, les fleurs et les fruits tombent de l’arbre, ils se décomposent et deviennent un engrais qui est absorbé par ses racines. il en est de même des créatures ; chaque être qui meurt est de nouveau absorbé par les racines de l’Arbre cosmique, mais bientôt il réapparaît sous une autre forme ; branche, fleur, feuille, fruit… Rien ne se perd, les êtres disparaissent et réapparaissent sans cesse sur l’Arbre de la vie.