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mercredi 13 novembre 2013

Le pouvoir de la pensée





Ce que les humains ont l’habitude d’appeler « pensée » n’est le plus suent qu’une agitation de l’intellect ; les calculs, les ruminations, les discussions, les controverses… Mais ce n’est pas ainsi que la pensée se développe ! Il y a certainement quelque chose qui se développe, mais en tout cas pas la pensée pure. Et si, pour beaucoup de ceux qui commencent à la pratiquer, la méditation est un exercice tellement difficile, c’est qu’ils ne connaissent pas la nature de la pensée ni comment se servir d’elle.

La région de la véritable pensée est le plan causal, le plan mental supérieur. Mais pour faire face à tous les problèmes de la vie quotidienne auxquels l’homme est confronté, sa pensées est obligée de descendre ; et plus elle descend et s’éloigne de ces hauteurs, plus elle est entravée, détournée. Dès qu’elle descend dans les régions de l’intellect (plan mental inférieur) et du cœur (plan astral), elle s’affaiblit et perd sa force de pénétration. Or, la pensée qui nous permet de comprendre, nous permet aussi d’agir. Elle est quelque chose de plus qu’une simple faculté ayant pour but la connaissance. La pensée, c’est la baguette magique, l’instrument de notre toute-puissance, mais à condition que nous parvenions à nous élever jusqu’à la région qui est la sienne, le plan causal.

Le plan causal représente en nous ce « roc » que mentionne Jésus dans les Evangiles :

 « Quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un home prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison ; elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison ; elle est tombée, et sa ruine a été grande ».

Celui qui veut construire une maison doit d’abord s’assurer de la solidité du terrain, sinon elle va s’enfoncer dans le sol, les murs se fissurer et le toit tomber sur la tête de ses occupants. La maison de la parabole est une image de l’homme lui-même ; s’il fonde son existence sur le sable, c'est-à-dire un sol instable que viendront ébranler des sentiments (la pluie, les torrents) et des pensées (le vent) chaotiques, il ne cessera de vaciller et finira par s’écrouler. Pour résister à toutes les intempéries, celles du dehors comme celles du dedans, il doit fonder son existence sur ce roc que représente le plan causal, le mental supérieur.

C’est dans le plan causal qu’agissent les puissances spirituelles ; comme son nom l’indique, « causal » de lui dépendent les courants qui influencent les plans mental, astral et physique. Les efforts que nous faisons pour nous élever jusqu’à ce sommet ont donc des répercussions sur nos pensées, nos sentiments, notre comportement quotidien, et même sur notre santé ; comme si des ordres étaient donnés de là-haut pour tout organiser et harmoniser en nous. Voilà ce que l’Eglise aurait dû enseigner aux chrétiens au lieu de leur faire toujours les mêmes sermons sur la foi.

Oui, depuis deux mille ans l’Eglise n’a cessé de répéter aux chrétiens que l’essentiel est de croire, que le salut est dans la foi, que la foi fait des miracles ; alors ils ont cru, ils ont eu la foi, mais comme le vrai savoir manquait, cette foi ne leur a pas apporté grand-chose et ils ont fini par la perdre. Vous avez la foi ? C’est très bien, mais par votre foi vous n’avez fait en réalité qu’ouvrir une porte ; si vous n’avez pas projeté votre pensée jusqu’au plan causal, vous n’avez rien déclenché, donc aucun courant ne passe par cette porte, et il ne se produit rien. Parce qu’aux malades qui lui demandaient la guérison Jésus disait : « qu’il te soit fait d’après ta foi » ou bien « ta foi t’a sauvé », beaucoup de chrétiens ont compris que la foi fait des miracles ; eh non, la foi ne fait pas de miracles, ou en tout cas pas dans le sens où on se l’imagine. Ce que l’on appelle miracle est provoqué par une autre puissance que la foi.

La pensée est avant tout efficace pour réparer les dégâts du plan psychique, mais pas ceux du corps physique. Même si les résultats se font attendre, celui qui sait comment travailler avec la pensée finit par triompher de ses chagrins, de ses troubles, de ses angoisses. Mais pour réussir à toucher le corps physique, c’est une autre affaire ; il faut être capable de  matérialiser sa pensée, ce qui exige des qualités et un savoir exceptionnels. La pensée ne peut toucher la matière que si elle est fortement concentrée, condensée, et avant d’y parvenir, celui qui veut agir par la pensée sur le corps physique, le sien ou celui d’un malade, s’expose aux pires désillusions. Combien de gens sont venus me dire qu’ayant essayé de se guérir par la concentration, la visualisation, ils n’étaient arrivés à rien ! Evidemment. Pour pouvoir se guérir par la pensée, il faut avoir très longtemps travaillé sur les intermédiaires qui existent entre le plan mental supérieur et le plan physique ; et en attendant, il faut accepter le fait que les maladies physiques ne sont combattues efficacement que par des moyens physiques.


Bien sûr, avoir la foi, c’est croire au pouvoir de l’esprit sur la matière, il n’est pas question de revenir là-dessus. Dans la mesure où le psychisme exerce une influence sur le physique, on peut donc se guérir par la foi ; mais je le répète, la foi seule ne suffit pas ; il ne faut pas attendre que la guérison tombe du ciel, mais accompagner l’acte de foi d’un véritable travail psychique ; parce qu’ils ont souvent des causes psychiques (colère, angoisse, désespoir…) certains troubles, comme par exemple les maux de tête, d’estomac ou les crises de foie ... Peuvent être guéris par des exercices de la pensée ; mais d’une façon générale une maladie physique doit être soignée par des moyens physiques. Il ne faut pas se contenter de croire et attendre que le miracle se produise.