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jeudi 6 mars 2014

Etre à l’Image de Dieu par Peter Deunov


Pour dire «nous sommes faits à l'image et à la ressemblance de Dieu », nous devons posséder les traits caractéristiques de Dieu.

Quels sont Ses traits ? – Ce sont la Vertu, l'Amour, la Sagesse et la Vérité. La Vertu exclut le mal, l'Amour – la haine, la Sagesse – la folie, la Vérité – le mensonge. Si nous ne possédons pas ces défauts, nous sommes à l'image de Dieu; sinon, nous sommes encore au stade des petites grenouilles.

Je n'ai rien contre cette grenouille, elle doit manger des mouches. Et pourquoi devrait-elle en manger ? – Je vous le dirai. Comme la mouche est ailée, elle est à un niveau plus élevé, alors la grenouille, qui a envie, elle aussi de voler dans l'air, elle veut recevoir les vibrations de la mouche, les développer et se mettre à voler. Pourquoi le loup mange-t-il des brebis ?

 – Il doit manger des brebis pour devenir doux, parce que la bonne nourriture nous rend bons. Quand les acteurs voulaient incarner le rôle de l'amour idéal, ils ont fait l'expérience de se nourrir longtemps avec du mouton, parce que cette viande prédispose à ces sentiments. Par conséquent le loup a raison de manger des moutons s'il veut devenir doux. Et il le deviendra sans doute parce qu'il est beaucoup plus doux qu'autrefois. Et pourquoi les gens mangent des brebis et des poules. Ils mangent des brebis pour devenir beaux; ils mangent des poules parce qu'ils veulent devenir ailés comme les anges. Et vous avez raison de les manger. Le mal ne consiste pas dans la nourriture.

On défend certaines nourritures dans le souci de ne pas causer des souffrances à l'être qui compose cette nourriture. Je vous dis que vous pouvez manger des poules. Vous irez dans la basse cour, vous attraperez la poule et si elle ne criaille pas vous pouvez l'égorger et la manger.
Si elle criaille, laissez-la. De même pour la brebis – si elle se met à bêler, laissez-la, elle veut vivre.

Donc, vous devez demander lesquels des moutons et des poules veulent vivre en vous.  Le Christ dit :  Je suis le pain vivant et celui qui mange Ma chair aura la vie éternelle. » Pour que nous puissions comprendre les mots du Christ, nous devons nous purifier : purifier notre vue, notre esprit. Notre esprit est une arme magnifique quand nous savons comment l'utiliser mais c'est aussi une arme très dangereuse, quand nous ne savons pas nous en servir. Quand vous labourez avec un araire un champ qui n'est pas ensemencé, vous avez le droit de l'ensemencer, vous suivez une loi naturelle. Mais quand vous labourez un champ ensemencé, vous faites une bêtise. Certains disent : " Nous devons raisonner et critiquer" parce que la science ne peut pas exister sans critique. Critiquer mais comment ? 

La critique est comme la chirurgie – enlever la partie malade du corps

 – je comprends bien qu'elle est utile, mais enlever la partie saine, cela je ne le comprends pas. Etre un chirurgien de ce genre n'est pas difficile : chacun est capable de meurtrir la jambe de l'autre avec une scie. Mais peu nombreux sont ceux qui savent faire correctement une intervention chirurgicale. Pour apprendre, nous devons à tout prix maîtriser la loi de la Vertu et de l'Amour.
Quand je vous parle de l'Amour, ne pensez pas que je prêche un enseignement de paix et de calme. Celui qui veut aimer, il doit éprouver les plus grandes souffrances du monde. Celui qui n'a pas souffert, il ne peut pas éprouver le grand principe Divin de l'amour. Pour aimer Dieu, nous devons être prêts à nous sacrifier comme Dieu se sacrifie pour nous. Pour Le connaître, vous dites : « Dieu, donne-nous ce qu'il nous faut ! » Donne, donne, donne ! – voilà l'appel qu'on entend des quatre coins du monde. Et l'argent n'a jamais été aussi bon marché qu'aujourd'hui. Peut-être, aujourd'hui, chacun de nous touche un salaire trois ou quatre fois plus grand que celui des gens d'autrefois et malgré cela, nous n'avons pas assez d'argent. L'argent a perdu sa valeur, parce qu'il n'a pas d'équivalent. Il fallait demander du blé, du maïs, des poires, des pommes. 

Vous dites : « Mon Dieu, je veux être joli, je veux être riche ! » Vous voulez vous emparer de beaucoup de choses mais est-ce que vous vous rendez compte que si vous devenez riches, le malheur surviendra parce que chacun cherchera à vous faire du mal. Et pour vous préserver, vous aurez besoin de gardes du corps comme les riches américains qui sont entourés de trois ou quatre gardes du corps, parce qu'on essaie d'extorquer leur argent à chaque pas. En fait, nous n'avons pas besoin de richesses mais de ces choses essentielles qui rendent la Vie meilleure.

Nous avons négligé le développement de notre cœur et par conséquent nous devons revenir sur ce principe primordial – développer et ennoblir notre cœur. Le mal ne réside pas dans l'esprit mais dans le cœur. Chacun de nous doit demander à son cœur ce qu'il désire. C'est de notre faute si notre cœur a été corrompu : c'est nous qui lui avons appris à mentir comme les servantes, à nourrir de la haine etc. Dieu dit dans les Ecritures : « Mon fils, donne-moi ton cœur». Il connaît et voit les erreurs des gens et ce qu'il veut de nous c'est lui ouvrir notre cœur pour qu'Il y entre. Vous direz «comment » – De la manière dont nous ouvrons la fenêtre pour que la lumière entre dans notre pièce. On a dit : « Une pièce dans laquelle la lumière entre, le médecin n'entre pas, la maladie ne règne pas » ou «là où la lumière n'entre pas, le médecin n'en sort pas ». Tout comme dans le cœur humain où est entré Dieu, le diable n'entre pas. Dans ce sens c'est Dieu qui est le médecin. Quand le médecin arrive, il dit : « Tu dois manger plus, tu dois boire plus, tu dois faire ceci, faire cela », et nous supportons, supportons jusqu'à ce que notre épine dorsale se brise.

Nous ressemblons souvent à ce chamelier qui avait voyagé dans le désert et dont le chameau portait avec peine son fardeau. Le chamelier a trouvé une peau de renard sur son chemin et il l'a jetée sur le dos du chameau mais l'épine du chameau s'est brisée et alors le fardeau est resté dans le désert. Le dos du chameau ne peut porter qu'une certaine quantité de poids. Le chameau, c'est nous qui voyageons et si nous mettons sur notre dos plus de poids que nous pouvons porter, un jour nous empêcherons notre évolution. Cela ne veut pas dire que je vous recommande la pauvreté. Je vous recommande des richesses dans les trois mondes : non seulement dans le monde physique mais aussi intellectuel et spirituel. Le Ciel demande des gens riches parce qu'ils peuvent être généreux. Et quand le Christ dit «ramasser les trésors » Il a en vue ce genre de trésors. Mettez ce capital au Ciel pour que Dieu puisse nourrir les pauvres de la Terre avec les intérêts. Ce ne sont pas les anges qui effectuent notre salut, ce sont nous qui devons le faire. Et nous en avons toutes les conditions. La loi ne stipule pas que nous devons tous avoir les mêmes connaissances; chacun doit savoir ce dont il a besoin.

Qu'est-ce que nous devons faire ? – Nous ne devons pas penser à l'avenir mais nous devons utiliser tous les biens que nous procure la journée présente, pour le bien. Cette journée nous apporte tous les biens futurs. La loi dit que Dieu qui nous a donné des conditions bénéfiques pour cette journée, il nous les donnera pour les autres journées aussi. Nous n'avons pas à nous préoccuper de l'avenir mais nous devons être tranquilles à ce sujet. Il y a certaines lois qui régularisent les rapports des gens entre eux. Si quelqu'un cause un dommage à autrui, il ne le fait pas fortuitement, il le fait selon la Loi même. Chaque malheur pourtant vous apportera de la bénédiction; chaque difficulté découvrira un nouvel horizon devant vous. Vous pouvez toujours vérifier ces faits et voilà pourquoi vous ne devez pas vous tourmenter des malheurs qui peuvent vous arriver.

On me demande à propos de la vie politique de la Bulgarie, ce qu'elle deviendra.
Ça alors ! Mais qu'est ce qui s'est passé maintenant ? On fait une petite friction à la Bulgarie et c'est tout. On a enlevé une partie de son poids; on lui a procuré une nouvelle expérience et un problème à résoudre. Nous ne nous mettons pas à réfléchir raisonnablement sur les lois qui régissent la Vie mais nous cherchons les coupables. Dites, qui est le coupable ? Vous ne trouverez pas les coupables en ce moment. C'est la vie individuelle de l'homme qui est coupable. Celui qui veut devenir roi, il est coupable. Et aussi celui qui a envie de détrôner le roi, c'est lui qui est le coupable. Il nous importe peu qui est le roi – l'un ou l'autre, un troisième ou un quatrième : tous marchent sur le même chemin. Je ne dis pas que l'on ne doit pas désirer devenir roi ou reine. Mais de qui ? -De soi-même, de son esprit, de son cœur, de sa volonté. Comment sont vos sujets ? Est-ce que vous avez subjugué vos pensées, vos sentiments et vos désirs, avez vous mis de l'ordre en vous-même ? Il appartient à vous les premiers de donner l'exemple au monde. Quel prêcheur serais-je si, m'adressant aux hommes, je leur disais : « Soyez généreux », mais moi je suis avare; je dis « ne volez pas », mais moi je vole; « ne mentez pas » et moi je mens ?

Un maître qui enseigne, doit être un modèle, il doit donner l'exemple aux autres. Lorsque Jésus est descendu sur la terre pour enseigner aux hommes, il leur a donné le premier le modèle et si nous acquérons Son Enseignement, le monde changera tout de suite. En nous, réside une force dynamique cachée, que nous ne savons pas utiliser parce que nous ne savons pas comment travailler.

Un arbrisseau épineux s'élevait sur la chaussée et avait obstrué le chemin des gens; des voyageurs passaient, le frappaient avec leurs bâtons mais plus ils le frappaient, plus il grandissait et il a fini par faire renverser les charrettes. Les gens ne savaient plus comment s'y prendre. Et voilà une pioche qui est venue et elle a dit : « Moi aussi, je vous ferai voir mon art ! ». Et elle a commencé de loin à creuser en dessous des racines. Au début l'épine s'est mise à rire et à se dire : « Tant de gens n'ont rien pu me faire, et toi tu t'imagines me faire peur ? » Mais la pioche creusait plus profondément et à un moment donné l'épine a dit : « Ce garnement a trouvé mon côté faible. »

Jusqu'au moment où vous ferez travailler la pioche en vous, l'épine va se moquer de vous et vous dira : « Je grandirai encore plus. » C'est une allégorie que vous devez comprendre. Que symbolise la pioche ? Réfléchissez et vous trouverez !

Nous devons nous mettre toujours à la place du juge. L'homme est pareil – chacun est composé de deux êtres : l'un est aveugle, l'autre – sans jambes.

Quand Dieu les prend au flagrant délit, chacun d'eux dit : « Je n'ai pas cueilli, je n'y ai pas touché, je n'y ai pas mis le pied ». Mais Dieu dit : « Mettez l'un sur l'autre ! » et c'est ainsi qu'il les juge. Qui est celui qui n'a pas d'yeux.

- L'instinct humain. Et celui sans jambes ? – L'intellect humain. Tous les deux, ils disent «allons voler un peu », ils grimpent et se mettent à voler des pommes. Et quand on les attrape, l'un dit «pourquoi me battez-vous » et l'autre dit aussi «pourquoi me battez-vous », mais ils sont coupables, tous les deux.  L'Homme parfait, le meilleur Homme qui ne nourrit aucune malice, aucune haine, qui aime les gens, comme un vrai père aime ses enfants. Telle est l'attitude de Dieu envers nous. Qu'est-ce que vous pensez ? Nous écoute-t-Il en ce moment ou non ? 

– Il écoute et Il travaille dans nos esprits. La bonne disposition que nous avons chaque jour, c'est à Lui que nous la devons. Les heureuses minutes de notre Vie sont dues à ce Soleil intérieur qui nous a illuminés tout comme le Soleil nous met chaque jour en bonne disposition dès notre réveil, par ses rayons.


Dans la vie Spirituelle, il y a aussi le lever et le coucher. A l'âge mûr, votre Soleil est au Zénith, vous êtes à midi; au temps de votre vieillesse, vous vous couchez, pour vous lever de nouveau. Dieu va se lever dans les cœurs et les esprits de la plupart de vous mais aussi Il ne se lèvera pas pour une grande partie de vous. Ceux qui verront le lever de Dieu en eux, sentiront de la joie et de l'allégresse, et ceux pour lesquels Il ne se lèvera pas, diront : « La vie pour nous est un malheur, de la tristesse, de la souffrance. » Ils devront attendre. Pourquoi ?

 – Parce qu'ils n'ont pas les conditions indispensables pour qu'Il se lève. Parce que s'Il se lève prématurément, ils se sentiront malheureux, il vaut mieux, qu'ils se reposent pour l'instant. Je ne dis pas qu'ils mourront; loin de là. Je vous cite une loi. En parlant du coucher, chacun pense à la mort. Qu'est ce que la mort ? – c'est une supposition. Chacun de vous doit être passé par la mort pour pouvoir raconter ce qu'elle représente; sinon, il ne fait que s'imaginer.