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samedi 16 août 2014

La création et les créatures



A la naissance, l’homme reçoit de ses parents un corps, certains disent la vie. Et puis, pendant des années et des années, c’est aussi grâce à ses parents qu’il est nourri, vêtu, logé, éduqué, instruit. Voilà donc une immense dette qui s’accumule. Beaucoup refusent de la reconnaître : ils critiquent les parents, s’opposent à eux et pensent qu’ils ne leur doivent rien. Eh bien, c’est malhonnête. Leurs parents ne sont certainement pas parfaits, c’est entendu, mais ils les ont aimés, ils se sont dévoués, inquiétés pour eux …. Est-ce que ce n’est rien, tout cela ?....

Alors, sachez que vous avez d’abord une dette envers vos parents. Ensuite, vous en avez une aussi à l’égard du pays auquel vous appartenez, parce que vous avez reçu de lui tout un héritage de culture et de civilisation ; sans parler des moyens qu’il met à votre disposition pour votre instruction, votre confort, votre sécurité… Puis vous devez quelque chose à votre race, parce qu’elle vous a donné un type physique, une structure psychique, une mentalité… Mais ce n’est pas tout ; vous avez aussi contracté des dettes envers la planète, cette terre généreuse qui vous porte, vous nourrit ... et envers le système solaire tout entier, car c’est grâce au soleil et aux planètes que nous sommes sans cesse soutenus, vivifiés… envers tout l’univers… et enfin, vers le Seigneur.

Que nous le voulions ou non, nous ne faisons que prendre, prendre, prendre, et maintenant nous devons énormément. Celui qui veut se comporter comme un être de justice doit être conscient de cette dette. C’est pourquoi il aime et respecte tout d’abord ses parents, il leur fait du bien pour leur rendre ce qu’i leur doit. Par son activité, ses pensées, ses sentiments, il s’efforce de rendre aussi quelque chose à la société, à la nation, à l’humanité tout entière, au système solaire, à tout le cosmos, et enfin à Dieu. C’est de cette façon qu’il s’acquitte de ses dettes et la nature le reconnaît alors comme son véritable enfant. Tous ceux qui n’agissent pas ainsi, elle les considère comme des êtres ingrats, malhonnêtes, et elle leur envoie quelques corrections pour les instruire et les assagir.

Puisqu’on a pris, on doit donner. Et même quand o ne prend pas, on doit donner. Pourquoi ? Parce que de cette faon on déclenche un mouvement et on reçoit quelque chose en échange de ce qu’on a pris, ce sera déjà un progrès. Eh oui, combien de choses nous devons à la nature. Les éléments dont notre corps est formé et tout ce qui nous permet de subsister : l’eau, la nourriture, l’air que nous respirons, la lumière et la chaleur du soleil, les matériaux dont nous faisons nos maisons, nos vêtements, nos outils… tout cela nous est donné par elle. Les humains sont très fiers de leur ingéniosité, mais d’où ont-ils tiré les matériaux à partir des quels ils fabriquent leurs instruments, leurs appareils et même leurs œuvres d’art ? De la nature.

La nature nous comble de ses richesses, mais ce que nous prenons est inscrit très précisément quelque part. Ce sont des dettes que nous contractons auprès d’elle, et un jour nous devrons nous acquitter de ces dettes, nous devrons payer. Comment ? Puisque nous ne pouvons pas rendre ces bienfaits sous la forme où nous le savons reçus, ni nous acquitter avec de l’argent, nous devons payer tous les jours avec une monnaie qui s’appelle le respect, la reconnaissance, l’amour, la volonté d’étudier tout ce que l’Intelligence cosmique a inscrit dans son grand livre. Payer signifie donner quelque chose en échange, et tout ce que notre cœur, notre intellect, notre âme et notre esprit sont capables de produire de bon peut être un paiement. Dans le plan physique nous sommes limités, et la nature ne nous demandera pas de rendre la nourriture, l’eau ou l’air que nous avons pris. Mais dans le plan spirituel nos possibilités sont infinies, et là nous pouvons rendre au centuple tout ce que la nature nous a donné.

Lorsque l’homme décide d’employer tous les dons et les facultés qu’il a reçus pour marcher consciemment sur le chemin de la lumière et du sacrifice, il est embauché dans le service divine t le Seigneur le rétribue en lui donnant la sagesse, l‘intelligence, la bonté, la force, la patience, etc. eh bien, c’est avec cet argent qu’il peut payer tout ce qu’il prend dans la nature. Celui au contraire qui n’est pas embauché dans l’administration céleste ne reçoit rien, il est donc démuni, il n’a pas d’"argent" pour payer ce qu’il prend. Il mange, il boit, il respire, il se promène, il fait des trafics, mais tôt ou tard les créanciers (les forces de la nature) viennent le dépouiller ; ils se paient sur la chair et les os même de leur débiteur : ils lui prennent la vie.

La nature étale devant nous toutes les richesses, et nous avons le droit d’y puiser, tout est à notre disposition, mais à condition de payer. Ah, vous êtes étonné que ce ne soit pas gratuit ? C’est gratuit, mais vous devez vous aussi donner gratuitement : "Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement", disait Jésus. Dieu nous donne tout gratuitement et nous devons faire de même en nous mettant à son service. Le Seigneur en retour nous donnera la lumière, l’amour, la force, la paix, et cette lumière, cet amour, cette force, cette paix représentent l’argent qui nous permet d’entrer dans les grands magasins de la nature et de payer. Celui qui ne paie pas à l’aide de cet argent donné par Dieu, se verra contraint de payer par des souffrances, des maladies, des tourments.


Nous sommes des invités dans l’immense demeure du Seigneur. Notre hôte est très accueillant, très généreux, mais si nous ne pensons jamais à Lui donner quelque chose en échange, Il nous regardera comme des enfants arriérés qui n’ont pas su grandir psychiquement, spirituellement. Allez demander aux petits enfants s’ils pensent qu’ils doivent quelque chose à leurs parents. Pour eux, c’est normal de toujours réclamer et de prendre. Heureusement, quand ils grandissent, au moins pour certains d’entre eux, la conscience de ce qu’ils doivent aux autres se réveille, et c’est à ce moment-là qu’ils commencent à devenir adultes. Eh bien, nous aussi, nous devons devenir adultes et comprendre que nous devons quelque chose à notre Mère la Nature et à notre Père le Créateur. 

Omraam