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mercredi 3 septembre 2014

UNE GRAINE N’EST RIEN D’AUTRE QU’UN ETRE VIVANT



Une graine n’est rien d’autre qu’un être vivant qui ne cesse de faire appel aux forces et aux matériaux du cosmos pour pouvoir accomplir sa tâche. Et sa tâche, c’est de ressembler à l’arbre qui l’a produite. Le Créateur a mis dans la graine cette vocation de ressembler à son père, l’arbre ; c’est pourquoi, une fois plantée, à moins qu’elle ne soit défectueuse, tout son travail ira dans le sens de cette vocation, prenant parmi les éléments qui l’entourent ceux qui lui conviennent, délaissant les autres, et c’est ainsi qu’elle arrivera à exprimer toutes les tendances indiquées dans le schéma qu’elle porte en elle. Eh bien, il en est de même pour l’homme. Puisque Dieu a créé l’homme à son image, c’est qu’il a la possibilité, en se développant correctement, de devenir comme son Père céleste.

 Qu’y a-t-il dans une graine ? Si vous la coupez pour l’observer au microscope, vous n’y découvrirez pas l’image de l’arbre. Pourtant, quand vous l’aurez mise en terre, cette petite graine insignifiante va donner peu à peu une plante magnifique avec des racines, une tige, des feuilles, des fleurs et des fruits. Évidemment, si vous ouvrez la graine pour l’étudier, vous ne trouverez jamais le dessin des branches ou des feuilles, parce que cette empreinte est de nature éthérique. C’est seulement si vous avez la possibilité de voir dans le monde éthérique que vous apercevrez toute la structure de l’arbre tel qu’il doit se développer d’après telle ou telle ligne de force.

 La croissance est donc un travail qui s’opère d’après un certain schéma, des lignes de force déterminées, pour que la plante acquière exactement les mêmes caractéristiques que celle qui l’a produite : forme, dimension, couleur, goût, parfum, propriétés. Tout le monde trouve cela normal, naturel, il n’y a pas de quoi réfléchir ni se poser de questions, et pourtant, n’est-ce pas extraordinaire ?… Mais le plus extraordinaire, c’est que ce processus de croissance de la graine peut nous révéler le mystère de l’homme. L’homme aussi possède intérieurement un schéma d’après lequel les forces qui sont en lui se déterminent, s’orientent. Ce qu’est ce schéma, et comment le réaliser, voilà maintenant ce dont je veux vous parler.

 Quand on veut construire un bâtiment quel qu’il soit, il faut un projet, un plan. Donc, pour n’importe quelle construction il y a toujours l’auteur du plan, l’architecte, ensuite les ouvriers qui se mettent au travail, et évidemment les matériaux nécessaires à la construction. Il en est de même lorsque l’enfant se forme dans le sein de sa mère : il se forme d’après un schéma, un plan, un programme donné par les Seigneurs des Destinées selon ce qu’il a mérité par la vie menée dans ses précédentes incarnations, et la mère lui construit une maison, c’est-à-dire un corps correspondant à ce plan.

 Donc, quand un être humain descend sur la terre, il vient avec un germe qui renferme les lignes de force de sa destinée – comme chaque graine ou semence que l’on trouve dans la nature – c’est-à-dire une empreinte originelle d’après laquelle, une fois plantée, elle se met à pousser et à grandir. C’est conformément à cette image, à cette empreinte, que va se dérouler toute la croissance de la plante. En réalité, ce n’est pas à partir d’un seul germe que l’être humain se développe, mais de sept. Ces sept germes correspondent à ses différents corps : atmique, bouddhique, causal, mental, astral, éthérique, physique. Ces corps sont les supports de sa vie physique (corps physique), affective (corps astral), intellectuelle (corps mental), spirituelle (corps causal, bouddhique et atmique). Au fur et à mesure de sa descente à travers les différentes régions de l’espace, il reçoit les germes qui permettront à ces corps de se développer en commençant par le plus subtil, le corps atmique, pour terminer par le plus matériel, le corps physique.

 Mais revenons à la graine. Certains voyageurs qui sont allés en Inde racontent qu’ils ont vu des fakirs planter un noyau de mangue par exemple et faire pousser en très peu de temps un arbuste dont ils distribuaient ensuite les fruits à la foule. Ce phénomène s’explique par le fait que le fakir travaille avec une substance qu’on appelle dans l’Inde akasha. Cette substance éthérique propagée dans l’espace peut être utilisée pour accélérer la croissance de la végétation et amener très rapidement des fruits à maturité. Donc, celui qui sait se concentrer sur cette force akashique est capable de faire pousser en très peu de temps un arbre qui mettrait normalement des mois ou même des années pour parfaire sa croissance.

 Mais aucun des penseurs qui se sont penchés sur ce phénomène (et je ne parle pas, bien sûr, de ceux qui n’ont voulu y voir que du charlatanisme) n’est allé jusqu’à découvrir que, de la même façon, l’être humain peut accélérer son perfectionnement. Il est dans la vocation de l’homme de parvenir à la perfection de son Père céleste ; même si cette évolution doit prendre des siècles, des millénaires, l’être humain est construit pour atteindre la perfection divine, c’est inscrit dans sa structure. En réalité, ce qu’on ne sait pas, c’est qu’il peut atteindre cet état de perfection dans une seule incarnation. Oui, c’est possible, mais à condition qu’il soit capable de trouver cette image de Dieu en lui-même et de l’alimenter en se servant de cette matière akashique, de cette électricité cosmique qu’Hermès Trismégiste, dans la Table d’Émeraude, appelle la force Télesma. Quel que soit le nom qu’on lui donne, il s’agit toujours de cette même force primordiale, « la force forte de toutes les forces » comme l’appelle encore Hermès Trismégiste, cette force qui vient du soleil, dont le soleil est le distributeur et la source inépuisable.

Une des manifestations de cette force, c’est l’amour, l’amour qui fait mouvoir les mondes et dont l’amour sexuel n’est qu’un aspect limité.  Donc, voilà la vraie science que très peu possèdent : comment travailler avec cette force pour atteindre la perfection, cette perfection qui est déjà gravée quelque part en nous comme dans la graine. La graine ne ressemble pas à l’arbre, mais l’image de l’arbre est inscrite en elle ; mettez-la dans de bonnes conditions, elle devient un arbre, parce qu’avant d’être réalisée dans le domaine matériel, physique, cette image de l’arbre est déjà réalisée quelque part dans le domaine subtil.

Donc, la vocation de cette graine que nous sommes, consiste à s’approcher de plus en plus de l’image de notre Père céleste que nous portons en nous, à vibrer à l’unisson avec Lui afin de Lui ressembler. Cette image divine en nous, on peut dire aussi que c’est notre Moi supérieur vers lequel nous devons tendre pour nous fusionner avec lui, comme la petite graine qui était noire, terne et insignifiante devient un arbre gigantesque, riche, puissant.

Regardez un chêne : tout d’abord c’était un petit gland de rien du tout, tout juste bon à être mangé par un pourceau. Et puis des années plus tard on voit un arbre magnifique qui embellit la forêt : son feuillage purifie l’atmosphère, les oiseaux construisent leurs nids dans ses branches, les enfants y accrochent leurs balançoires, les promeneurs viennent s’y reposer, les peintres s’en inspirent pour leurs tableaux, les paysans ramassent du bois pour faire le feu… Quel arbre formidable, un chêne ! Et pourtant tout d’abord il n’était presque rien. Nous non plus, nous ne sommes presque rien, mais si nous savons nous servir de ce moyen fantastique, de cette « force forte de toutes les forces », pour travailler sur l’image divine qui est en nous, nous arriverons à nous réaliser tel que le Seigneur nous a conçu.

 Il est dit que Dieu a créé l’homme à son image et à sa ressemblance. Cette image est en nous, c’est Dieu Lui-même qui l’y a déposée, et c’est à nous maintenant de faire des efforts pour arriver jusqu’à la ressemblance. La seule activité digne de ce nom, c’est de travailler à ressembler à notre Père céleste, de faire au moins des efforts pour y parvenir, d’aller toujours plus loin, plus haut, pour voir les choses autrement dans leur immensité et leur splendeur.

 Oui, Dieu a créé l’homme à son image, et cette image se trouve dans le germe du corps atmique. L’image de Dieu en l’homme ne peut pas se trouver dans les plans physique, astral ou mental, sinon on pourrait en conclure que le Seigneur est bien imparfait, bien maladroit et bien faible. C’est en haut, dans notre esprit, là où règnent la beauté, la perfection absolue, que nous sommes à l’image de Dieu. S’il est impossible de voir cette perfection, c’est parce que les autres corps, plus denses, sont comme des carapaces qui empêchent de l’apercevoir. Mais celui qui sait se concentrer sur ce germe sublime qui représente la lumière absolue, l’amour absolu, arrive peu à peu à le faire pousser et s’épanouir.

 Tant qu’il n’y a rien pour le vivifier, ni pensée, ni sentiment, le germe restera improductif, et l’homme continuera à vivre sa vie médiocre sans savoir qu’il existe des moyens de la transformer. Mais au moment où le disciple devient capable de projeter sa pensée et son amour sur ce germe, non seulement il commence à s’épanouir, mais il influence aussi les autres corps qui, peu à peu, dans la mesure de leurs possibilités (parce qu’ils sont tout de même limités), arrivent à se transformer.

Du moment qu’il est arrivé à vivifier cette empreinte en lui, elle influence progressivement les cellules de tout le corps, créant entre elles une extraordinaire harmonie. Il est dit dans la Kabbale que le premier homme qui vivait dans le jardin d’Éden, l’homme cosmique, que l’on appelle Adam Kadmon, avait exactement le visage du Seigneur.

 Mais plus tard quand l’intellect s’est éveillé en lui (et ce processus est symbolisé par le serpent enroulé autour de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal), il a été tenté d’élargir le champ de ses connaissances, et il a quitté le Paradis (c’est-à-dire qu’il est descendu dans les régions de plus en plus denses de la matière où il a connu le froid, l’obscurité, la maladie, la mort), et les esprits de la nature et les animaux qui jusque-là lui obéissaient se sont détournés de lui et se sont mis à le tourmenter.

 Quand l’homme parviendra à retrouver son premier visage, tous les esprits de l’univers lui obéiront à nouveau et tout ce qu’il leur demandera, ils le lui accorderont. Mais jusque-là il continuera à ressembler à ce fils prodigue de la parabole qui, ayant quitté la maison paternelle pour courir le monde, finit misérablement comme gardien de pourceaux. Mais au moins, ce fils prodigue-là a fini par comprendre qu’il devait retourner dans la maison paternelle… Et vous, est-ce que vous finirez aussi par comprendre que vous devez retourner vers la Source pour retrouver la lumière, l’amour et la vie du Père céleste ?

 Retourner vers la Source, c’est ce que nous faisons chaque matin en allant voir le soleil se lever, car le soleil est sur la terre l’expression de la Divinité. Aucun Initié ne vous dira que le soleil est Dieu Lui-même, et moi non plus je ne vous le dis pas, mais sous ses aspects de lumière, de chaleur et de vie, le soleil est le meilleur symbole de la Sainte Trinité.

 Si nous nous approchons de lui consciemment chaque matin, il va alimenter et renforcer cette petite trinité que nous portons aussi en nous : notre intellect qui a besoin de lumière, notre cœur qui a besoin de chaleur, d’amour, et notre volonté qui a besoin de vie, d’énergie. Mais les chrétiens qui n’ont pas voulu voir dans le soleil la manifestation de la Sainte Trinité, parce que cela leur paraissait une conception de païens ou de sauvages, ont préféré la chercher dans des images mortes qui n’expriment rien, ne rayonnent pas et donc ne sont d’aucune utilité.

 En contemplant le soleil, vous permettez à cette force akashique, la force Télesma qu’il propage à travers l’espace, de venir vivifier, dans le noyau sublime que vous portez en vous, cette image qui est l’empreinte parfaite du Seigneur. Au moment où vous arrivez à retrouver cette image en vous, les esprits de la nature, les quatre éléments se mettent à votre service ; si vous avez une demande à leur adresser, ils sont très contents de vous exaucer parce qu’ils voient en vous cette image qu’ils respectent. Mais s’ils ne la voient pas, ils se mettent contre vous et peuvent même vous désagréger. C’est ainsi que des magiciens noirs qui ont voulu commander à des esprits de la nature, sont devenus leurs victimes ; les esprits se sont vengés et les ont déchirés, car ils n’aiment pas obéir à des gens qui n’ont ni amour, ni pureté, ni lumière, ils n’aiment pas que l’on essaie de s’imposer à eux par des conjurations magiques. La seule force qu’ils respectent, c’est la lumière que projette l’Initié lorsqu’il a réussi à faire apparaître en lui la véritable empreinte de Dieu.

 Pourquoi laisse-t-on la chrétienté sans lumière à patauger dans des notions tellement inefficaces, inutiles et même nocives ? La preuve, depuis deux mille ans que Jésus a dit : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait », est-ce que les chrétiens cherchent vraiment la perfection de leur Père céleste ? Ils se montrent toujours chétifs, misérables, jaloux, rancuniers, coléreux, sensuels… C’est ça, la Divinité ?

Les notions, les connaissances qu’on leur a données sont donc insuffisantes pour qu’ils puissent vraiment se transformer. Ils ont besoin de quelque chose de plus. Certains diront : « Mais comment ? Ils ont tout ! Tout est dans les Évangiles ! » Oui, je sais, mais est-ce qu’on a compris les Évangiles ? Plus que n’importe qui je suis persuadé que les Évangiles contiennent des trésors, mais des trésors qu’on n’a pas encore su découvrir et encore moins mettre en application. Oui, il y a tout dans les Évangiles, mais c’est dans la tête des chrétiens qu’il n’y a pas grand-chose.

 La philosophie du Christ amène l’homme vers la réalisation du plus haut idéal : ressembler à ce modèle divin qu’il porte en lui dans le plan atmique. Si Jésus a pu dire : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait », c’est parce que dans chaque créature est déposée, comme une graine, cette image de la perfection du Père céleste, et en nourrissant cette graine, en l’arrosant, en la vivifiant, peu à peu vous vous approcherez de sa perfection. Mais seul le haut idéal peut vous aider à arriver jusque-là. La mère qui attend un enfant ne sait pas comment se forme cet enfant, elle n’a conscience de rien, et pourtant l’enfant se forme d’après un schéma invisible contenu dans le germe qu’elle a reçu. Elle-même ne sait rien,
mais dans son subconscient il y a des forces qui savent très bien comment s’y prendre. De la même façon, vous pouvez encourager la croissance de ce germe divin. C’est pourquoi, quand vous priez, quand vous méditez, efforcez-vous de monter jusqu’au sommet de votre être, car c’est de là, du sommet ou du cœur (le mot est différent mais c’est la même démarche intérieure) que couleront des forces et des énergies qui viendront tout changer en vous, jusqu’à la vibration de la moindre cellule, du moindre atome de votre être.