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jeudi 20 novembre 2014

Les trois mondes de l’Humain


Mettre la Vérité dans mon âme pour acquérir la liberté.

Mettre la Sagesse dans mon intellect pour que la Lumière du savoir vienne m’aider.

Mettre la pureté dans mon cœur pour que l’Amour y pénètre. Puisque vous êtes venus sur terre, vous devez avoir une notion claire du monde physique. Cela étant, vous aurez aussi une notion du monde spirituel et du monde divin. Ces trois mondes représentent les trois points de contact de l’homme avec la Création.

Quand on parle du monde physique, les humains entendent le monde du temps et de l’espace. Par ‘monde de l’espace’, ils sous-entendent le monde des trois dimensions : - celui de la ligne droite qui se meut dans une direction : la longueur ;- celui de la surface qui se meut dans deux directions : la longueur et la largeur ; - celui du volume qui se meut dans trois directions : longueur, largeur et profondeur.

Cependant, la ligne droite, la surface et le volume possèdent davantage de possibilités. La ligne droite a une dimension mais deux possibilités de mouvements ; la surface a deux dimensions mais quatre possibilités de mouvements ; et le volume, le cube, le corps ont bien trois dimensions, mais seize possibilités de mouvements.

Par analogie, nous disons que l’homme qui vit exclusivement pour lui-même se meut uniquement dans le monde physique, dans le monde à une dimension. S’il désire trouver un ami ou une amie, il aborde le monde à deux dimensions : le monde spirituel, le monde des sentiments. Il commence à penser à ses proches et non plus seulement à lui-même. Et dès qu’il commence à penser pour le Tout, pour le Suprême dans la vie, il entre dans le monde divin. Le monde physique représente les parties et le monde divin, le Tout. C’est la raison pour laquelle le monde physique est le reflet du monde divin, le monde spirituel étant le lien entre les deux. Et en effet, nous voyons que l’homme en tant que partie sort progressivement de lui-même, va à la rencontre de ses proches et pénètre finalement dans le Tout, où toutes les parties s’unissent.

En étudiant le comportement de l’homme physique, vous pouvez discerner la nature des courants de forces qui agissent en lui. Tantôt positives, tantôt négatives, ces forces varient continuellement. Et ce qui se passe en l’homme même se retrouve aussi dans le monde extérieur. Nous sommes entourés tantôt d’hommes bons, tantôt de méchants, un lien intérieur existant pourtant entre les uns et les autres. Quel homme est bon ? Lequel est méchant ? Nous pouvons difficilement répondre à cette question parce qu’il existe des bons et des méchants actifs, des bons et des mauvais passifs. Quelqu’un commet une faute et en éprouve une contrariété excessive.

Pourquoi ? Parce qu’il veut devenir bon tout de suite. Mais cela est impossible. Les fautes sont indispensables dans la vie. C’est en faisant des erreurs que l’homme s’étudie progressivement. En se heurtant aux contradictions, aux revers, il acquiert des expériences qu’il lui appartient de rendre constructives. En étudiant la vie des grands hommes, on peut remarquer qu’ils sont tous passés par de grandes tempêtes. En perdant la direction que le monde divin lui propose, l’homme rencontre inévitablement de grandes difficultés et épreuves. Très peu d’êtres ont eu un chemin sans obstacles, et en conséquence, rares sont ceux qui ignorent les contradictions. Plus sa conscience est élevée, plus grandes sont les épreuves que l’homme rencontre.

Vous objecterez : « Ne peut-on pas se libérer des contradictions par la connaissance ? » - C’est possible, à condition de savoir de quelle connaissance il s’agit. Il existe une connaissance qui endort l’homme. Par véritable connaissance, on entend celle qui concerne les lois et les principes de la grande Vie et non celle qui se limite aux formes et aux images. La tâche de l’homme est d’arriver à la science positive qui est une application dans tous les domaines de l’existence. Occupez-vous des sciences à travers lesquelles vous pourrez approfondir tous les domaines de la vie, et surtout de la vie humaine. La chiromancie, par exemple, dévoile à l’homme le côté volontaire de sa vie. Par la physiognomonie, on peut connaître les côtés positif et négatif du caractère. La phrénologie montre la qualité et la quantité des énergies positives et négatives existant dans l’organisme. L’astrologie révèle les combinaisons favorables et défavorables que l’homme rencontre au cours de l’existence et lui donne la possibilité de prévenir un danger ou un malheur.

En tant que disciple, vous devez étudier les sciences occultes, tout en travaillant à acquérir la pureté et l’humilité, faute de quoi vous seriez exposé au danger de développer en vous l’orgueil et la vanité. Dans les écoles occultes peuvent échouer non seulement les néophytes, mais aussi des élèves très avancés. Beaucoup d’Anges qui suivaient ces écoles ont échoué aux examens et sont encore maintenant contraints de descendre sur terre pour apprendre les leçons qu’ils ont, en leur temps, insuffisamment étudiées. En compagnie des humains, ils évoluent donc entre la vie divine et la vie humaine, entre le bien et le mal dans le monde.

Vous avez besoin de connaissances, de force, mais aussi d’une foi ferme, grâce à laquelle vous puissiez venir à bout de vos difficultés.

N’importe quelle science que vous avez acquise est sans valeur, si vous ne l’appliquez pas. Aspirez donc à ne développer vos connaissances qu’avec une foi inébranlable que vous appliquez à chaque instant de votre vie. Les réflexions de l’homme doivent avoir, comme élément de départ, un point relié avec la vie dans sa totalité. Les connaissances fragmentaires ne permettent pas de résoudre les questions posées par la vie. L’homme doit tout d’abord avoir une idée claire sur les raisons pour lesquelles le monde a été créé, sur la nature de la création cosmique, savoir si la création du monde est un processus mécanique ou organique. C’est seulement quand il aura répondu à cette question que l’homme aura une idée claire concernant la vie et les voies par lesquelles elle se manifeste. Il aura une idée claire sur le problème de la vie physique et spirituelle. De notre point de vue, le monde physique est celui des processus achevés. Là, ne sont que des résultats. Le monde physique est un monde uniquement fait de mouvements simples ; aucun sentiment ni aucune pensée n’existent en lui. On peut prendre la montre comme image du monde physique : il n’existe en elle aucun sentiment ni pensée, mais elle indique correctement le temps. De simples mouvements sont en elle car elle est réglée par une raison qui lui est extérieure.

Dans le deuxième monde, le monde spirituel ou monde des sentiments, on ne trouve pas que le mouvement, car il s’accompagne du sentiment. En revanche, il n’y a pas encore la pensée. C’est le domaine du monde animal : on peut sentir les choses, mais sans  pouvoir les expliquer.

Nous avons ensuite le troisième monde, mental ou divin, dans le quel nous retrouvons à la fois le mouvement, le sentiment et la pensée. Il a trois qualités. Le monde physique ne possède qu’une seule qualité : le mouvement. Le monde spirituel possède deux qualités : le mouvement et les sentiments. Le monde intellectuel - ou mental - a trois qualités : le mouvement, les sentiments et la pensée.

C’est une définition simple et claire. Ces trois mondes s’interpénètrent mutuellement et se manifestent simultanément dans l’édification des formes. C’est pourquoi nous devons toujours déterminer à quel monde appartient un phénomène ou un processus : physique, spirituel ou mental.

Chaque phénomène doit être étudié de façon strictement scientifique et objective pour savoir à quelle catégorie il appartient. Nier les choses ou éviter de les expliquer et de les étudier, comme certains le font, n’est pas une science. Ils disent : « Ce sont des illusions. » Mais ces paroles ne veulent rien dire.

C’est seulement une échappatoire pour ne pas les étudier, par peur de la vérité, pour ne pas voir leurs idoles détruites. Mais celui qui aspire au vrai savoir, ce savoir qui peut lui être utile dans la vie, doit libérer son intellect de toutes les idées fausses accumulées, ainsi que des traditions du passé pour s’engager dans une étude objective et strictement scientifique des processus et des phénomènes de la vie, et ce afin de comprendre la vérité. Certains disent qu’ils comprendront ce qu’est la vérité quand ils iront dans l’autre monde. Mais, quand on parle de l’autre monde, on sous-entend un monde d’êtres raisonnables, d’une grande intelligence et disposant de la connaissance, de la force et d’une vie éternelle. Les trois mondes se manifestent dans l’homme et ont chacun une base. Pour le monde physique, c’est l’estomac ; pour le monde spirituel, ce sont les poumons ; en ce qui concerne le monde mental ou divin, il s’agit du cerveau.


extrait de : Le Livre des Trois Intelligences de Peter Deunov