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jeudi 22 janvier 2015

La musique est l’art des Anges



La musique est l’art des Anges et en conséquence, elle nous reste incomprise, mais pour les Anges, chaque ton est un son déterminé. Ces sons nous restent incompréhensibles, mais pour les Anges, ils sont tout un langage - une belle langue angélique. Chaque ton, comme par exemple le ton do, a une signification. Il n’est pas un son mort, mais vivant. Actuellement, nous ne l’entendons que de loin. Le son nous parvient, mais sans son contenu. Cependant, si la musique occulte intérieure se développe en vous et que je ne chante que la mélodie (le Maître fredonne l’air de « Force vive »), cela vous évoquera tout de suite les paroles. Tous ces sons correspondent à des paroles déterminées. C’est un art !

La musique est un art ascendant, et la poésie, un art descendant. La poésie appartient à un monde plus élevé, mais du fait qu’elle descend, les mots s’en trouvent si emmêlés, qu’à l’arrivée il n’en résulte aucune poésie. Les mots sont désorganisés. Par exemple, on dit ‘place’ et ‘espace’ qui se distinguent par leur sonorité et aussi par leur origine. En quoi ? Que signifie ‘place’ (miasto en bulgare) ? (Le Maître déplace son archet). Voilà, je déplace mon archet, la cause en est externe. Je pousse l’archet et il se déplace n’est-ce pas ? La cause est-elle externe ? Quand il s’agit de l’espace, la cause est interne. Par exemple, je déplace la main. Vous êtes un être vivant, je vous touche et vous sentez un fluide vivant ; vous ne le voyez pas, mais quand je retire ma main, dans ma conscience, je continue à agir sur vous. C’est-à-dire que la force qui agit n’est pas externe, mais interne.

Actuellement, on confond ‘place’ et ‘espace’, mais dans l’espace, la cause est interne. C’est pourquoi, actuellement nous vivons dans le déplacement et non dans l’espace. Par exemple, celui qui se déplace marche dans une seule direction. Je peux aussi bien déplacer mon archet ou alors, tendre la main pour prendre quelque chose. Quand j’étends le bras, j’ai la volonté de prendre ou de donner quelque chose, alors que dans le déplacement, il n’y a pas de volonté. On dit : « Dans ce monde, on se déplace. » Non, seuls les hommes morts se déplacent. Quant au déploiement, les Anglais disent que quelque chose se projette dans l’espace ! Ainsi, seule la conscience interne peut se projeter. Le Bulgare lui, dit : « Percer, projeter. »

‘Echo’ est une racine qui signifie le retentissement d’un mouvement qui s’est produit. Tu jettes quelque chose et cela a un reflet. Ainsi, chaque mot correspond dans notre conscience à une idée et à un contenu, et cela d’après sa nature et son origine dans le monde divin. Et chaque mot avait un son déterminé qui est actuellement traduit ; de fait, chaque mot s’en trouve alors modifié. Par exemple, le mot ‘milch’ - le lait -, quel était le mot dans la langue primordiale signifiant ‘le lait’ ? ‘Marna ’ ou ‘Maïka’. Le son ‘ma’ existe chez tous es petits enfants. Il est le plus facile à prononcer. « Ma-ma-ma » dit le veau, et nous aussi nous disons « Marna. » Quel est le contenu de ‘ma’ ? ‘Ma’ est le son de l’enfant.

Seul est intelligent celui qui peut descendre et monter. Celui qui ne peut descendre n’est pas intelligent. Celui qui ne fait que rester au sommet de la montagne est un homme stupide, mais celui qui peut descendre et monter est un homme intelligent. Donc ‘Marna’ est un être qui peut monter et descendre. ‘Ma-ma’ peut se sacrifier, car elle sait monter et descendre. Elle est riche des expériences d’en bas et de celles d’en haut ; elle maîtrise toutes les conditions de la nature, de la vie.

Prenez par exemple le ‘B’ : pour le prononcer, une force qui était enfermée cherche la voie pour se manifester. Tu serres les lèvres, l’inférieure et la supérieure, et tu fais un effort : « B-B-B ». Ainsi, le principe actif de la sagesse et celui de l’amour s’unissent pour faire naître le ‘B’ ; puis vient le son ‘A’ qui est l’emblème de l’intellect humain, et en unissant le B et le A vous dites « Ba-ba-ba ». Il est intéressant de savoir quels sons nous prononçons lorsque nous rions : « ah-ah-ah. » Et quand tu dis « ho », cela signifie que tu as rencontré certaines difficultés. Les sons ‘O’ et ‘A’ signifient la joie. Le son ‘heu heu’ est celui de la peine. Celui qui rit dit : « ah-ah-ah », et celui qui rencontre des difficultés pleure et dit : « ho-ho. » Ici, deux éléments changent de place - ‘A’ et ‘O’ - tantôt devant le ‘H’, tantôt derrière. Quand on dit « oh », la joie, la lettre ‘O’ est devant la peine, et quand on dit : « ha », une difficulté devant tes yeux et non derrière ton dos. Tu regarderas toujours ton ennemi en face, car cela n’est pas dangereux. Mais si tu le mets derrière ton dos, c’est autre chose et tu auras à te plaindre. Si tu dis : « ha, ha », tu dis : « Je te connais » et si tu dis : « oh », le ‘H’ derrière, c’est alors la philosophie qui se présente. Dire : « oh » est une équation, modifie-la !

La lettre ‘H’ est une valeur constante ; tu trouveras à quoi elle est égale. Mets-la devant, et tu surmonteras la difficulté. Disons que tu as un serviteur. Il n’est pas bon, et il t’énerve. Trouves-en la raison, parce qu’il y a des raisons. En cinq minutes, il peut devenir un bon serviteur, et en cinq minutes, il peut devenir tel que tu ne pourras le reconnaître, car il existe une polarité dans notre intellect et notre corps. Certaines énergies de notre corps ne sont pas sous le contrôle de notre volonté, et nous devons savoir comment les diriger. Chacun doit en connaître les lois, car il existe un risque d’explosion. Untel se met en colère. Tu te mettras en colère, tu ne pourras l’éviter. La colère vient de la perte de ton équilibre.

Qui parmi vous ne trébuchera pas et ne tombera pas ? Tel qu’il est actuellement construit, notre corps ne nous assure pas une entière sécurité. De ce point de vue, les animaux sont plus intelligents que nous ; de même, les plantes, sachant qu’elles se trouvent dans un monde de contradictions, ont enfoui leur tête dans la terre afin de rester debout. Et nous, nous sommes montés sur deux échasses, avec la tête qui tourne dans tous les sens pendant que les échasses se déplacent et font le tour du monde. Tu perdras ton équilibre et tu tomberas. Les plantes, elles, sont plus intelligentes. L’homme tombe. Quand tombes-tu ? Quand un être venu de l’extérieur te pousse un  peu, tu perds alors ton équilibre. Celui qui est effrayé tombe. Mais si ta pensée reste concentrée, tu ne tomberas jamais. Celui qui se met en colère sort de lui-même, perd son équilibre et tombe. Qu’est ce que la colère ? Tu veilleras à ne pas aller là où il y a beaucoup de monde, afin que personne ne te pousse, sinon tu perdras ton équilibre et tu tomberas. Cela n’est pas honteux, mais tout à fait naturel. Quand tu te mets en colère, c’est une chute. Alors, tu te redresseras, secoueras tes vêtements et diras : « Une prochaine fois, je passerai là où il n’y a personne. » Tu t’arrangeras pour passer sans que l’on te pousse. On tombe lorsque l’on entre en conflit avec les gens. Mais ne comprenant pas la loi, l’un puis l’autre te poussent.


Et si vingt personnes me poussent et qu’à chaque fois, je tombe, que m’adviendra-t-il ? À quoi ressemblerai-je une fois rentré chez moi ? Je me plaindrai de l’un, puis de l’autre ; ma tête ainsi que mes mains et mes pieds seront bandés. Il en est de même pour ce qui est de la morale : n’allez pas là où il y a beaucoup de monde. Quand je vous réunis, vous devez vous protéger car je ne veux pas que vous vous poussiez, mais qu’entre vous existe une distance de deux à trois mètres ; et que vous respectiez cette distance. Avec les sciences occultes, nous pouvons augmenter ou réduire cette distance - c’est possible.

 – Peter DEUNOV