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lundi 16 mars 2015

LES SOUFFRANCES DE L’HOMME par Peter DEUNOV



Certains disent : « Je dois mourir. » Il faut que quelque chose meure en vous, mais pas vous. À tout moment, il faut que meure quelque chose en l’homme et à tout moment, il faut que renaisse quelque chose en lui. C’est l’homme qui se crée lui-même des souffrances inutiles. Il doit se créer aussi lui-même des joies. Vous avez mal à l’épaule et vous vous effrayez. N’ayez pas peur. Mettez-vous la main sur l’épaule et remerciez pour cette douleur. Vous avez peur du rhumatisme aux genoux. Ne vous plaignez pas, mais agenouillez-vous et remerciez pour cette douleur. Bientôt, votre rhumatisme passera. Vous me direz que les piqûres guérissent les rhumatismes. Cela vaut la peine de vous faire des piqûres, mais seulement si cela vous guérit complètement. Personnellement, je suis pour les piqûres de l’Amour. Faites-vous une piqûre d’Amour dans l’intellect et une au cœur pour vous débarrasser de votre maladie. Moi aussi, je recommande les injections, mais d’eau chaude. Faites trois ‘injections’ d’eau très chaude : prenez un verre le matin, un verre à midi et un verre le soir. Ces injections entrent dans l’estomac ; de là, elles passent dans les poumons, puis dans la tête. En cinq minutes, elles donneront un résultat. Les injections externes ne donnent de résultats qu’au bout de vingt-quatre heures.

Moi, je guéris le choléra avec de l’eau chaude. Donnez au malade atteint de choléra, deux à trois verres d’eau très chaude et le lendemain, il sera en bonne santé. L’eau bouillante dilue le sérum dont se nourrissent les bacilles du choléra : en vingt-quatre heures, ils diminuent et meurent. Les piqûres que font les médecins aggravent la situation au lieu de l’améliorer. Les vieux Bulgares racontent qu’à une époque, lorsque le choléra et la peste arrivaient en Bulgarie, les gens s’enfuyaient dans les forêts tant ils avaient peur.

Ils faisaient de grands feux et buvaient de l’eau très chaude. Celui qui buvait de l’eau chaude recouvrait la santé. C’est pour cette raison qu’ils disaient que le choléra et la peste ont peur de l’eau chaude.

En 1917 sévissait en Bulgarie la ‘grippe espagnole’ qui fit passer des centaines de gens dans l’autre monde. Je conseillais à mes amis de boire de l’eau chaude. Tous ceux qui étaient atteints de la grippe espagnole et qui burent de l’eau chaude recouvrèrent la santé. Nourrissez votre intellect avec les claires pensées de la sagesse et de la connaissance divines. Nous n’avons pas été créés pour mourir. La mort est quelque chose de fortuit, créée par le manque d’attention des hommes. Il est dit dans les Écritures : « Nous passerons de la mort à la vie. » Cela veut dire : « Vous mourrez à votre ancienne vie et entrerez dans la nouvelle vie, la vie consciente. » La mort contient des phases transitoires.

Tout homme doit passer de la mort à la vie. C’est seulement ainsi qu’il comprendra le sens de la mort et de la vie. Nous parlons de la mort comme d’un processus naturel et non pas en tant que résultat d’une vie d’erreurs. Gardez-vous de cette mort-là. Manifestez sans contrainte le bien qui est en vous. Par nature l’homme est bon, mais il doit manifester ce qui est bon en lui. Si quelqu’un dit qu’il n’est pas bon, cela veut dire qu’il n’a pas manifesté ce qui était bon.

Comment ce qui est bon se manifeste-t-il ? Par des pensées droites et claires, par des sentiments élevés et par de nobles actions. Un riche seigneur avait un serviteur qui l’avait servi avec une conscience exemplaire pendant dix années. Cependant, le maître ne prenait pas cela en compte et il ne donnait aucun argent à son serviteur. Mécontent de son maître, le serviteur le menaçait souvent de lui administrer un jour une raclée telle qu’il s’en souviendrait toute sa vie. Or, il advint qu’un jour le maître qui mangeait des fruits se mit à tousser et à ce moment-là un noyau se mit en travers de sa gorge, l’empêchant de respirer. Il suffoqua et s’évanouit. Comme il ne semblait pas revenir à lui, ses proches crurent qu’il était mort et décidèrent de l’enterrer. Suivant la coutume de l’époque, ils laissèrent le corps du défunt sur la tombe pour la nuit. Le matin, on lui fit un service funèbre et on l’enterra. En l’apprenant, le serviteur se rendit à la nuit sur la tombe de son maître ; il ouvrit le cercueil et se mit à lui piétiner le ventre et à le battre en lui disant : « Maintenant, au moins, je peux me venger et tu vas voir ce qu’il en coûte de léser quelqu’un qui t’a servi pendant dix années entières. » Sous les coups qu’il infligea au défunt, l’air se déplaça dans les poumons et il expulsa le noyau cause de l’étouffement. Les coups furent la cause de la réanimation du Maître. Alors, celui-ci dit à son serviteur :

« Je t’en supplie, ne me bats pas ! - Sais-tu qui je suis ? - Je ne te reconnais pas. - Je suis ton serviteur. Je t’ai servi pendant dix années entières mais tu ne m’as pas donné un sou en retour. - Je te remercie de m’avoir battu ; tu m’as donné une bonne leçon et tu m’as ramené à la vie. Les coups m’ont débouché la gorge. Tu es mon sauveur. Je te paierai au double et même au triple pour te remercier d’avoir marché sur mon ventre et de m’avoir ramené à la vie. »

Que signifie cet exemple ? Que tout ce qui arrive à ceux qui aiment Dieu se transforme en bien. Tout doit nous être prétexte à étudier afin de comprendre que rien n’est insignifiant dans la vie. Seul est insignifiant ce dont on ne peut pas tirer quelque leçon de morale. Pourquoi le maître s’est-il étouffé ? Parce qu’il mangeait sans Amour. Aimez le pain et alors vous pouvez manger. Aimez l’eau et alors vous pouvez boire. Aimez la lecture et alors vous pouvez lire des livres. Ne buvez pas d’eau sans Amour. Ne lisez pas sans Amour.

Ne faites pas le bien sans le concours de l’Amour, de la Sagesse et de la Vérité, sans le concours de la vie, de la connaissance et de la liberté. Ne vous pressez pas. Avant tout, appelez l’Amour, la Sagesse et la Vérité pour qu’ils soient témoins de ce que vous avez projeté de faire et ensuite faites-le. C’est cela, l’hygiène de la vie. Croyez en l’Amour, croyez en la Sagesse et en la Vérité. Croyez en la vie, en la connaissance, en la liberté. Croyez au mouvement, à l’étude et au travail. Mettez cette foi en pratique dans votre vie afin d’en voir les résultats. La foi renforce la santé.

Lorsque l’on parle de la santé, les gens pensent aux médecins comme condition de la guérison des maladies et du recouvrement de la santé. Les médecins, aujourd’hui, vont finir de jouer leur rôle et se mettront à la retraite. Dans l’avenir, on cherchera des médecins non pas pour les malades mais pour les bien portants. Vous ferez venir un médecin et vous lui direz : « Je suis en bonne santé, mais je désire que ce soit vous qui vous prononciez à ce sujet. » Le médecin vous examinera et vous dira que votre système nerveux fonctionne bien, que votre système respiratoire marche bien, que votre estomac et vos organes excréteurs fonctionnent bien également. Vous lui paierez ses honoraires, vous le remercierez et vous prendrez congé de lui. Après quoi vous ferez venir le médecin pour qu’il ausculte votre enfant. Le médecin doit ausculter les biens portants. Cela concerne les médecins de demain.

Des temps nouveaux viennent. Ils exigent des gens porteurs du nouveau sans aucune peur. Si vous croyez que le nouveau est redoutable, réfléchissez aux Juifs qui entretinrent et entretiennent encore de nos jours ce qui est ancien.

Cette nouvelle culture a pour tâche d’étudier les manifestations de la pensée humaine, de fixer la notion de l’homme. L’homme est une coordination de vertus et non de défauts et de crimes. Quand il sent poindre en lui quelques mauvais désirs, cela démontre que des tendances néfastes, héritées de plusieurs générations, cherchent à se manifester. Il doit aujourd’hui faire de grands efforts pour se libérer de l’hérédité et de certains penchants grossiers, pour s’élever au degré d’homme véritable.

Si l’homme parvient à exprimer le principe raisonnable, il se libère par-là même de toutes les basses manifestations qu’il peut encore receler. Si un homme vertueux vit dans la montagne, le temps sera tel qu’il le désire ; mais si c’est un pêcheur qui réside au même endroit, c’est lui qui devra s’adapter au temps, et non le temps à lui.

Certains touristes craignent la pluie, les variations du temps. Il faut que vous sachiez que la pluie en juillet est une bénédiction. Un bain de cette pluie vaut cent bains ordinaires, car alors chaque goutte de pluie est chargée d’électricité et de magnétisme.

Soyez chaleureux et lumineux comme le soleil. C’est là que réside la santé de l’homme. Soyez aussi pur que la lune. Réjouissez-vous aussi au contact des étoiles qui aident à l’épanouissement de vos dons. Réjouissez-vous de ce qu’il vous est permis de jouir de l’énergie des planètes. Réjouissez-vous du fait que tout le monde travaille pour vous, petits enfants de l’univers, qui êtes l’objet de l’étude des êtres avancés et raisonnables.

Maintenant, gardez cette pensée dans votre esprit : l’homme est la plus grande création sur la terre. Réjouissez-vous de porter le nom d’homme ; efforcez-vous d’être digne de ce nom. Que chacun se dise : « Ma vie doit être utile et encourageante pour tous. Le bonheur que je désire pour moi-même, je le souhaite aussi aux autres. Chaque homme doit vivre au nom de l’Amour. »


extrait de : Le Livre des Trois Intelligences