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dimanche 24 mai 2015

Connais-toi toi-même nous dit Omraam


Cette formule qui était inscrite au fronton du temps de Delphes, très peu ont su vraiment l’interpréter. Qui est ce soi-même qu’il faut connaître ?

Oh direz-vous, c’est notre caractère, nos faiblesses, nos défauts, nos qualités. Non, cette connaissance est nécessaire, bien sûr, mais elle est insuffisante. Se connaître, c’est connaître les différents corps dont nous sommes formés (les corps physique, éthérique, astral, mental, causal, bouddhique, atmique) et les besoins de ces différents corps. Oh, on ne sait rien de tout cela. Chacun connaît de lui-même quelques qualités, quelques vices, et il dit ; "Oh, là là, je me connais". Eh non, il ne connaît encore rien, il ne sait pas ce qui existe au plus profond de lui, ce qu’il désire, ce qu’il demande, ce qu’il souhaite, ce qui lui manque. Il ne ait pas qui est ce "toi-même", il confond toujours avec le corps physique, et il tâche de lui procurer de la nourriture, des vêtements, des bijoux, du confort, des plaisirs sans s’apercevoir que ce n’était pas du tout ce que lui demandait son vrai Moi.

Les satisfactions purement matérielles et physiques n’ont jamais rendu l’être humain plus heureux ni plus satisfait. C’est seulement quand il commence à se connaître lui-même, en haut, qu’il lui devient enfin possible de vivre dans la splendeur.

Si les initiés de l’Antiquité ont tellement insisté sur la nécessité de la connaissance de soi, c’est parce que cette connaissance ouvre les plus grandes possibilités d’avancement, de progrès, de réussite. Tant qu’on ne connaît pas les besoins de son Moi supérieur, on donne toujours tout au corps physique qui est gavé, alors que l’âme et l’esprit affamés, assoiffés, suffoquent et meurent.

Mais les humains ne croient même pas à l’existence des autres corps, comment voulez-vous qu’ils s’occupent de les nourrir, de leur donner des forces ? C’est invraisemblable dans quelle situation se trouvent beaucoup de gens, même parmi les plus cultivés ; ils sont fiers de leur culture, de leurs diplômes, de leurs connaissances, et pourtant ils sont sans cesse accablés, tourmentés. Cela prouve que quelque chose n’est pas au point dans leur vie ; Il vaut mieux ne pas être aussi gonflé d’orgueil quand on est tellement ignorant.

"Connais-toi toi-même"… Toute la science, toute la sagesse est là ; se connaître, se retrouver, la fusion du moi inférieur et du Moi supérieur ; Le symbole de l’Initié qui a réussi à se retrouver est le serpent qui se mord la queue. Le serpent qui rampe sur la terre est une ligne droite ou sinueuse, et la ligne est limitée. Mais le serpent qui se mort la queue devient un cercle, et le cercle, c’est l’infini, c’est l’illimité, c’Est l’éternité.

L’homme qui a réussi à réaliser le symbole du cercle entre dans un monde où i n’y a plus de limite, où il n’y a plus de séparation entre le haut et le bas, car toutes les puissances, les richesses et les vertus que le vrai Moi possède s’infusent dans le petit moi. Le petit et le grand ne font plus qu’un et l’homme devient une divinité.

Sèvres, le 6 février 1972

Les livres de Omraam retranscrits par Francesca