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jeudi 30 juillet 2015

EN QUETE DE LA PERFECTION



Quelqu’un vient auprès de moi, malheureux, découragé, il se plaint de ce qu’il n’arrive pas à se débarrasser d’un vice qui le tourmente. Des milliers de fois il a essayé, le pauvre, et il succombe toujours. Alors je m’exclame : Oh, c’est magnifique, c’est formidable ! Cela prouve que vous êtes très fort". Il me regarde étonné, il se demande si je ne suis pas en train de me moquer de lui. Je lui dis : "Non, je ne me moque pas de vous, seulement voilà, vous ne voyez pas votre puissance – Mais quelle puissance ? Je succombe et je suis toujours victime, cela prouve que je suis faible. – Vous ne raisonnez pas correctement. Voici comment les choses se sont passées et vous comprendrez que je ne plaisante pas.

"Qui a formé ce vice-là" ?... C’est vous. Tout d’abord il n’était pas plus grand qu’une boule de neige qui tenait dans votre main. Mais en lui ajoutant toujours un peu plus de neige, en vous amusant à la pousser, à la rouler, elle a fini par devenir une montagne qui maintenant vous empêche de passer. A l’origine le vice dont vous vous plaignez n’était lui aussi qu’une toute petite pensée, mais vous l’avez entretenue, alimentée, vous l’avez "roulée", et maintenant vous vous sentez écrasé. Eh bien, moi je suis émerveillé de votre force, c’est vous qui avez formé ce vice, vous êtes son père, il est votre fils et il est devenu tellement costaud que vous n’arrivez pas à le terrasser. Pourquoi ne vous réjouissez-vous pas ? – Et comment se réjouir ? – Est-ce que vous avez lu le livre de Gogol, "Tarass Boulba" ? – Non – Eh bien, je vais vous raconter. Evidement c’est toute une histoire.



« Tarass Boulba était un vieux cosaque qui avait envoyé ses deux fils étudier au séminaire de Kiev où ils restèrent trois ans. Quand ils reviennent chez leur père, c’étaient deux solides gaillards. Enchanté de les revoir, Tarass Boulba, pour plaisanter et aussi pour manifester sa tendresse paternelle (les cosaques, vous le savez, ont des façons bien à eux de manifester leur affection) commença par leur donner quelques bourrades. Mais c’est que les fils ne le prirent pas comme ça, ils se mirent à riposter et finirent par terrasser leur père. Quand Tarass Boulba se releva, un peu meurtri, il n’était pas furieux du tout, au contraire, il était fier d’avoir mis au monde des fils aussi costauds.

Alors, pourquoi n’êtes-vous pas fier comme Tarass Boulba de voir que votre fils vous a terrassé ? C’est vous le père, c’est vous qui l’avez nourri, qui l’avez renforcé par vos pensées, vos désirs ; c’est donc que vous êtes très fort. Et voici maintenant comment vous pouvez le vaincre. Comment s’y prend un père quand il veut assagir un fils qui fait des folies ? Il lui coupe les vivres, et le fils, privé de moyens, est obligé de réfléchir et de changer sa conduite. Alors, pourquoi devez-vous toujours nourrir votre fils ? Pour qu’il vous tienne tête ? Allons, serrez-lui un peu la vis. Puisque c’est vous qui lui avez donné naissance, vous devez savoir que vous avez des pouvoirs sur lui. Sinon toute la vie vous allez lutter ou souffrir, sans jamais trouver les vraies méthodes pour sortir de vos difficultés ».


Les livres de Omraam retranscrits par Francesca