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samedi 19 septembre 2015

ENTRE l’UNIVERS ET LE MICROCOSME



La Science initiatique a toujours souligné l’analogie qui existe entre l’univers, le macrocosme, et l’être humain, le microcosme.



Imaginez quelqu’un qui ne connaîtrait absolument rien de l’anatomie, qui n’aurait aucune idée de la façon dont l’être humain est construit, il se demanderait : "Mais enfin, comment tout cela peut-il tenir ensemble pour faire une créature qui marche, qui respire, qui mange, qui exprime des pensées, des sentiments" ? Il faudrait lui montrer que, sous cette peau qu’il voit, il y a une chair, des organes, des muscles, des vaisseaux sanguins, des nerfs, etc., qu’il ne voit pas, et enfin un squelette qui soutient l’ensemble. Eh bien, à une échelle gigantesque, il en est de même pour l’univers. L’univers est un corps. L’univers est le corps de Dieu et notre corps physique est à son image.

Alors, de la même façon que notre corps possède une charpente, un squelette, sans lequel il s’écraserait, l’univers lui aussi est soutenu par une charpente grâce à laquelle tout tient en équilibre, depuis les galaxies jusqu’aux plus infimes particules de matière qui constituent les atomes. C’est grâce à cette charpente que la vie est possible. C’est elle que l’on appelle le monde des principes.

Pour comprendre comment l’univers est construit et comment il fonctionne, il faut pouvoir contempler le squelette de ce corps cosmique depuis les pieds jusqu’à la tête. C’est ce que je me suis efforcé de faire pendant des années et des années. Par la méditation, la contemplation, j’ai cherché à découvrir les lois qui ont présidé à la construction de l’univers. J’ai quitté mon corps physique pour m’élever jusqu’à ce sommet d’où on peut saisir la totalité de l’édifice. On n’arrive sans doute jamais à avoir sur la création le point de vue du Créateur, mais il faut faire son possible pour s’en approcher. Le seul moyen d’y parvenir, c’est de s’arracher aux pesanteurs et aux limitations de la terre. Car la vérité, c’est d’abord un point de vue, et ce point de vue on ne peut l’acquérir qu’en prenant des distances par rapport au monde que nous avons chaque jour sous les yeux.

Bien sûr, si vous n’avez jamais réfléchi à cette question, il vous est difficile de me comprendre quand je vous parle d’expériences que j’ai faites en sortant de mon corps. Vous comprendrez peut-être mieux si je compare ces expériences à celles des astronautes qui ont voyagé dans l’espace ; ils ont de la terre et de l’univers un tout autre pont de vue. Or, ces engins qui permettent aux astronautes de voyager dans l’espace, chaque être humain en possède l’équivalent en lui-même. Le Créateur a placé en lui des centres et des corps subtils qui lui permettent d’entrer en contact avec les réalités spirituelles comme il entre en contact par les cinq sens avec les réalités matérielles.

On connaitra la vérité le jour où l’on arrivera à embrasser d’un seul regard la charpente de ce gigantesque édifice de la création, depuis le sommet jusqu’à la base. Le monde se présente à nous comme une multitude de créatures, d’éléments, d’objets, de phénomènes disparates et sans lien entre eux. En réalité il existe un ordre, il existe des liens, mais ils ne peuvent être saisis dans leur totalité par l’intellect. C’est pourquoi il m’est impossible de vous présenter en une seule fois cet ensemble dans sa totalité ; je suis obligé de vous redonner chaque fois un aperçu limité. Chacune de mes conférences est un élément de cet échafaudage, et quand, par un travail intérieur, vous aurez réussi à mettre tous ces éléments ensemble, comme dans une illumination, vous arriverez à saisir cette unité du monde. Moi, je ne peux pas vous expliquer davantage.

D’ailleurs, il y a des questions que les Initiés préfèrent laisser de côté, parce qu’il est impossible de les expliquer par des arguments objectifs, intellectuels ; ils ont beau essayer, ça ne sert à rien. La seule méthode efficace, ce serait de pouvoir faire retourner leurs disciples dans cet état de conscience primordial où tout s’éclaire sans explication. Sinon, cela revient à vouloir faire saisir à un aveugle les couleurs du lever du soleil, ou à un sourd une messe de Mozart ou de Beethoven ; toutes les explications sont inutiles ; mais rendez à l’un la vue ou à l’autre l’ouïe, à ce moment-là, il n’est même plus nécessaire d’expliquer.

Quand le premier homme vivait encore dans le sein de l’Eternel en communion constante avec Lui, rien ne lui était caché. La vie divine dans laquelle il était plongé était sa source unique et parfaite de connaissances. Connaître une chose, c’est la goûter. Si vous voulez retrouver quelque chose de cette connaissance primordiale, vous devez communier avec l’univers, avec l’océan de la lumière cosmique. Tant qu’on n’arrive pas à s’élever jusqu’à cet état de conscience que l’on appelle communion, on ne peut pas goûter la réalité, on ne peut pas la connaître. On fait peut-être des suppositions, des théories qui se rapprochent plus ou moins de la vérité, mais ce n’est jamais exactement ça. "Alors, direz-vous, à quoi servent les explications" ?

A stimuler votre curiosité, à vous donner l’envie de faire certains efforts, certaines expériences, pour pouvoir vivre enfin d’autres états. Tout ce que je vous dis depuis des années vient de la vision que j’ai eue de cet ordre sublime qui règne dans l’univers. Je vous donne les éléments, je vous donne la direction, et si vous savez comment travailler, à vous aussi cette vision de la vérité sera donnée.


Retranscrit par Francesca du blog consacré à Omraam et Peter Deunov à cette adresse : http://herosdelaterre.blogspot.fr/