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jeudi 24 septembre 2015

La foi, l’espérance et l’amour


 De nos jours, quand on demande à quelqu’un : "Avez-vous la foi" ? cela signifie : croyez-vous en Dieu ? Et en effet, le mot "foi", a fini par appartenir presque exclusivement au domaine de la religion. Fois et religion sont même si intimement liées qu’on a tendance à assimiler la religion à la foi ; on laisse un peu de côté les deux autres vertus ; l’espérance et l’amour qui représentent, avec la fois, les trois vertus dites " »théologales", c'est-à-dire qui ont Dieu pour objet. Alors, pour mieux comprendre ce qu’est la foi, il faut commencer par la situer entre ces deux autres vertus que sont l’espérance et l’amour.



C’est saint Paul qui dans sa première épitre aux Corinthiens écrit : "Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance et la charité". Mais ne soyez pas surpris si je remplace le mot "charité" par le mot "amour". Pourquoi ? "Charité" a maintenant perdu le sens d’amour spirituel qu’on lui avait donné à l’origine du christianisme pour l’opposer à cette impulsion désordonnée, passionnelle que les humains appellent généralement "amour" ; ce mot n’est plus employé que pour désigner le sentiment altruiste qui pousse quelques personnes à venir en aide aux plus démunis. C’est pourquoi j’emploie plutôt le mot amour.

La foi, l’espérance et l’amour…. Si vous interrogez les gens en leur demandant ce que ces mots représentent pour eux, il est certain que la plupart se contenteront de hausser les épaules. Quelques-uns se souviendront peut-être que dans leur enfance ils avaient entendu parler à l’église de ces trois vertus, mais tout cela est très loin et ne leur dit pas grand-chose.

En réalité, quels qu’ils soient, quel que soit leur degré d’évolution ou leur éducation, tous les humains croient, espèrent et aiment. Mais si leurs croyances, leurs espoirs et leurs amours leur apportent tellement de déceptions, c’est qu’ils ne savent ni en qui ni en quoi les placer, et sans doute même ignorent-ils ce que signifie croire en Dieu, espérer en Lui et L’aimer.

La foi, l’espérance et l’amour nous est donné par Jésus dans cet épisode des Evangiles où le diable vient le tenter. Plusieurs fois, déjà, je vous ai expliqué le sens profond de ces trois tentations, mais il y a encore beaucoup d’éclaircissements à en retirer…

"Alors jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur, s’étant approché, lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. Jésus répondit : Il est écrit : l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; Et ils te porteront sur les mains.

De peur que ton pied ne heurte contre une pierre. Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. Le diable te transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores. Jésus lui dit : Retire-toi, Satan : Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. Alors le diable le laissa. Et voici, des anges vinrent auprès de Jésus, et le servaient".

En étudiant attentivement les trois propositions que fait le diable à Jésus, on découvre qu’elles concernent les trois plans physique, astral (les sentiments, les désirs) et mental (les pensées).

Jésus a faim et le diable lui suggère de transformer les pierres du désert en pains. Le pain est le symbole de la nourriture et, d’une façon plus large, il représente tout ce qui nous permet d’assurer notre existence dans le plan physique.

Ensuite il est dit que le diable a transporté Jésus dans la ville sainte, donc Jérusalem, pour le placer en haut du temple, et là il lui suggère de se jeter en bas. Pour être plus persuasif, pour lui montrer qu’il n’a rien à craindre, que Dieu le protégera, le diable va même jusqu’à cite le Psaume 91 : "Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; et ils te porteront sur les mains de peur que ton pied ne heurte contre une pierre". Le temple est un symbole de la religion, donc du cœur. 

Parce que son Père l’aime et qu’il aime son Père, le diable tente de persuader Jésus que le fils de Dieu peut toujours compter, quoi qu’il fasse, sur une protection céleste. Enfin, le diable amène Jésus au sommet d’une haute montagne et lui promet tous les royaumes de la terre s’il accepte de se prosterner devant lui. La haute montagne représente la tête, le plan mental, l’intellect. Or, l’intellect est cette faculté qui pousse l’être humain à se croire le maître du monde jusqu’à défier le Seigneur. Cet orgueil insensé qui avait fait se dresser une partie des anges contre Dieu, c’est cela que le diable veut éveiller chez Jésus.

Mais à chacune des tentations que lui présente le diable, Jésus résiste, parce qu’il a appris à dominer son corps physique (à la nourriture matérielle, il oppose les nourritures spirituelles), son corps astral (il ne veut pas en vain mettre à l’épreuve l’amour de Dieu) et son corps mental (il refuse de s’égaler au Seigneur, il veut rester son serviteur).

Il est très important de comprendre le sens de ces trois tentations auxquelles Jésus a été soumis, parce que nous aussi, nous avons chaque jour à les affronter dans notre vie quotidienne ; et si nous voulons progresser intérieurement, c’est sur ce sujet que nous devons commencer par y voir clair. La preuve, avez-vous remarqué à quelle place dans les Evangiles se situe cet épisode ? Au début. Jésus vient d’être baptisé dans le Jourdain par Jean-Baptiste et il n’a pas encore choisi ses premiers disciples ni commencé à donner son enseignement. Celui qui veut se mettre au service du Seigneur doit d’abord régler la question de ces trois tentations.

Espérer en Dieu, c’est se libérer de la peur du lendemain : est-ce qu’on aura de quoi manger, se vêtir, se loger ? Dans le Sermon sur la montagne, Jésus nous met en garde contre cette peur du lendemain :"Ne vous inquiétez pas du lendemain, car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine".


Retranscrit par Francesca du blog consacré à Omraam et à Peter Deunov à cette adresse : http://herosdelaterre.blogspot.fr/