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vendredi 25 mars 2016

Comment comprendre la Résurrection


Nous sommes des graines plantées quelque part dans le sol spirituel, et sous les rayons du soleil nous pouvons donner des couleurs, des parfums tellement exquis, que même les divinités seront extasiées.

Qu’est-ce qu’une fleur ? Elle en sait ni chanter, ni danser, ni jouer du violon, et pourtant même les chanteurs, les danseurs, les musiciens s’extasient devant elle… Et si de la même façon nous savons être comme des fleurs, pourquoi les divinités qui nous sont tellement supérieures ne viendraient-elles pas s’émerveiller ? Elles diront : "Oh, quelle gentille fleur" et elles s’occuperont de nous pour nous rendre encore plus purs, plus lumineux, plus parfumés.



Voici donc le renouveau, la régénération qui s’approche, et c’est ce processus qui nous intéresse : tout le reste doit être laissé de côté. Cette période de l’équinoxe de printemps est une des plus importantes de l’année. Et si on a placé la résurrection de Jésus à ce moment-là, c’est qu’en réalité il s’agit de la résurrection de toute la nature qui était déjà fêtée bien avant Jésus. Seulement, au cours des siècles, la lumière de l’Initiation s’est perdue et les chrétiens ne savent plus comment comprendre la résurrection.

Dans tous les sanctuaires initiatiques du passé, et bien avant Jésus, des hiérophantes révélaient à leurs disciples comment ressusciter pour accéder au rang d’immortels. La résurrection, les Initiés l’ont d’abord étudiée dans la nature qui a toujours été leur guide. Ils observaient la nature, et à travers la métamorphose de la chenille en papillon par exemple, ou du grain qui doit nourrir pour fructifier, ils comprenaient ses leçons.

"Celui qui veut sauver sa vie la perdra", a dit Jésus. La notion de résurrection est obligatoirement liée à celle de mort, de désagrégation. Tant que la graine ne meurt pas, elle s’oppose à la manifestation de cette puissance de vie enfouie en elle. En l’homme, c’est la nature inférieure qui doit mourir pour laisser la place à l’esprit, à ce principe divin qui trouve alors la possibilité de se dégager pour agir et tout transformer.

Le secret de la résurrection est là devant nous, dans la nature, et il attend que nous le comprenions, que nous nous décidons à mourir consciemment pour qu’il sorte de nous un homme nouveau. Très peu, même parmi les Initiés, ont réussi à ressusciter pour devenir immortels, parce que rien n’est plus difficile que de juguler la nature inférieure qui est extrêmement habile, rusée, et qui sait tout ce qu’il faut faire pour nous embarquer dans sa voiture. Pour lui échapper, il faut beaucoup de discernement, un amour inchangeable et une volonté puissante.

Dans certaines initiations du passé, l’épreuve finale pour le disciple qui avait franchi avec succès les étapes préliminaires était celle de la mort et de la résurrection. Il était placé dans un sarcophage où il restait trois jours et trois nuits, surveillé par ses Maîtres qui, à l’aide de pratiques connues d’eux, le maintenaient dans un état hypnotique ; ils détachaient de son corps physique ses corps éthérique et astral grâce auxquels le disciple voyageait dans l’espace. Pendant trois jours il visitait toutes les régions : l’enfer, le paradis… il regardait, il était étonné, effrayé, extasié, il touchait la vérité. Quand il revenait, les liens entre ses corps éthérique et astral et son corps physique étaient d’une nature totalement différent ; tout ce qu’il avait vu, toutes les impressions qu’il avait vécues s’étaient enregistrées sans son cerveau, et il pouvait maintenant s’en souvenir en détail.

Certains mouvements spiritualistes ont gardé ces rites de mort et de résurrection. Malheureusement dans la majorité des cas ce n’est plus qu’une comédie, car les Initiés et les grands Maîtres ne sont plus là. Il y a, excusez-moi, un bourricot dans le sarcophage, entré de gens qui font semblant de surveiller et de diriger l’opération, et lorsqu’il sort de là, il n’est pas plus éclairé qu’avant. Ce n’est plus qu’un lointain souvenir de rites anciens, en attendant que les humains retrouvent un jour le sens sacré qu’ils possédaient. Mais c’est très difficile : pour arriver à retrouver  et à vivre toute cette science, il faut se dégager des entraves de la nature inférieure, et très rares sont ceux qui veulent se dégager.

Pour ressusciter et parvenir à l’immortalité, il existe plusieurs méthodes qui nous sont révélées par les symboles des deux triangles ; l’un avec la point tournée vers le haut, l’autre avec la pointe tournée vers le bas. Ces deux triangles représentent les deux processus universels de l’évolution et de l’involution, l’évolution de la matière et l’involution de l’Esprit. Ils nous apprennent comment nous devons nous élever jusqu’à la Divinité pour nous fondre en elle, en même temps que nous devons l’attirer pour qu’elle vienne habiter et se manifester en nous.

Vous dites : "Seigneur, ce n’est plus moi qui vis et me manifeste, mais ton Esprit en moi".

Vous vous perdez dans l’espace infini afin qu’il ne reste plus un atome de vous et qu’Il vienne, Lui, le Puissant, le Grand, le Fort, occuper votre place… c’est ainsi qu’il faut comprendre la mort qui nous est demandée du point de vue spirituel ; vous ne détruisez pas le corps physique, mais seulement le principe en vous qui maintient la mort. C’est le "Solve" et "Coagula des alchimistes : vous vous diluez, vous vous fondez dans l’espace et vous demandez que Dieu, qui est l’immensité, vienne s’incarner en vous. Vous comprenez maintenant comment ces deux triangles expriment le processus de la résurrection. Ils sont surtout connus sous le nom d’hexagramme ou sceau de Salomon, mais ce symbole existait déjà bien avant Salomon.

Evidemment, la véritable résurrection totale, définitive, de l’être humain, ne se fait pas d’un seul coup, mais progressivement. Quand vous allumez une bougie, vous êtes sûr que vous pouvez enflammer la terre entière puisque vous possédez déjà une flamme. De la même façon, dès le moment où vous allumez une cellule dans votre cœur ou dans votre cerveau, on peut dire que vous êtes allumé ; même si toutes les autres cellules en vous ne sont pas encore allumées, elles peuvent l’être. A Pâques, dans les églises orthodoxes, le pope allume un cierge, puis transmet la flamme au cierge de son assistant, et ainsi de proche  en proche, chacun allumant avec son cierge celui du voisin, toute l’église est bientôt illuminée.

Voici ce qui peut se produire aussi en vous : du moment que vous avez allumé une cellule, votre corps entier peut être allumé et illuminé, à condition bien sûr que la nature inférieure ne vienne pas s’opposer au processus de régénération. La résurrection définitive sous-entend qu’il s’est produit déjà plusieurs résurrections...  

Donc, mes chers frères et sœurs, il faut que vous réussissiez à ressusciter au moins une cellule, car elle est capable d’en allumer une autre à côté d’elle, celle-là une autre… et c’est ainsi que la lumière se propagera peu à peu dans tout votre être.


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