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lundi 27 juin 2016

SAVOIR SE DIMINUER, C’EST GRANDIR



Je ne veux pas passer mon temps à raccommoder vos ménages ! Il faut que chacun place au premier plan son amour pour son conjoint, que chacun soit désintéressé. Et ne mettez pas une troisième personne entre vous.

Peut-être avez-vous été autrefois une princesse pour qui des serviteurs faisaient tout, mais maintenant vous ne l'êtes plus. Prenez l'habitude de travailler. Vous développerez ainsi de nouvelles qualités, en particulier votre volonté, à la condition que vous persévériez. Sans cela vous resterez faible, capricieuse et toujours mécontente.



On accuse son conjoint de tous les défauts, on empoisonne tout son entourage avec sa personnalité. Chacun, pour finir, partira de son côté. On s'entendra dire: "Croyez-vous qu'il n'y a que vous sur la terre? Oubliez-vous un peu vous-même! Diminuez-vous!"

C'est une chose à apprendre : diminuer et grandir. Sinon on ne peut entrer dans la nouvelle vie. Trop grand, on empêchera l'autre de voir le soleil, trop petit on ne fera rien. Il faut utiliser alternativement les deux méthodes: se diminuer et grandir, pour éviter de vivre dans les lamentations, les pleurs et les grincements de dents. Je vous parle nettement. Quelques bonnes gifles, vous savez que c'est un très ancien moyen d'éducation!

Un homme sincère et vrai a la jeune fille qu'il souhaite épouser: "Je n'ai pas de compte en banque ni de valet de pieds, mais j'ai des mains, des jambes et un cerveau, et j'ai du courage. Je veux essayer de construire quelque chose". Si la jeune fille croit en lui, elle pensera: "Ensemble nous allons bouleverser le monde, renverser tous les obstacles". Si elle ne croit pas, elle déclarera: "Vous ne pourrez faire qu'un trou dans la mer. Vous avez des mains, mais vous êtes paresseux; vous avez une bouche, mais vous boutez le feu partout par vos paroles incendiaires. La bouche, bien souvent, gâte tout. Les paroles peuvent être le prélude ou du bien ou du mal, il faut savoir tenir sa langue.

"Vous n'êtes pas encore libérés de l'arbre de la connaissance du bien et du mal", dit le Maître Deunov. Où trouver cet arbre? Je ne situerai pas son origine, mais il a des résidences partout, et c'est par la bouche qu'il se manifeste surtout.

C'est par là qu'est entré le premier péché. Il est difficile de trouver la cause absolue et première des choses, mais on peut voir au moins cette cause relative: la bouche. Elle commet tous les crimes. Par elle on mange trop, ce qui occasionne le rejet d'abondants déchets et vous lie à des indésirables, trop contents de profiter de l'aubaine. Par elle on dit des mots qui perturbent des années d'amitié et de vie commune parce qu'ils restent gravés. Il faut veiller attentivement à toutes les paroles que l'on prononce. On doit en particulier se demander si elles risquent de vexer ou de peiner quelqu'un.

Quant à moi, j'y veille, malgré que ma place m'accorde une plus grande liberté qu'à vous dans ce domaine.

Ces conseils, je vous les donne pour vos relations entre amis, entre conjoints, entre collègues. C'est une vérité à apprendre. Le mari ne sait pas comment parler à sa femme, et réciproquement. Rien ne marche entre eux, et ils ne veulent pas en rechercher les causes là ou elles sont : dans leur comportement. Ils préfèrent accuser les conditions extérieures. Si un mari et une femme pensent honnêtement que la faute réside en eux-mêmes, ils trouveront la vérité, ils se corrigeront et tout ira mieux. Autrement ils communiquent leur état à d'autres en racontant leurs déboires et leurs querelles autour d'eux, et cela passe de famille en famille.

Si quelqu'un de la Fraternité agit de cette façon, il prouve seulement qu'il n'a encore rien compris à notre Enseignement. Malheureusement, c'est la triste vérité. Que chacun s'interroge honnêtement. "Je ne suis pas capable de résoudre mes difficultés de ménage. Qu'ai-je donc appris?" Quant à moi, que puis-je faire?

Je vais vous donner un conseil: "Si vous avez faim, mangez. Si vous n'avez pas faim, ne mangez pas. Si vous avez sommeil, dormez." Vous dites: "Nous ne sommes jamais d'accord. - Bien; alors divorcez! - Si je divorce, qui m'entretiendra? - Bien; alors, ne divorcez pas". En Bulgarie, nous disons: c'est en même temps un mal et une démangeaison. Comment résoudre ce problème de la mésentente? En vérité, quand on se plaint de son conjoint, on n'est pas entièrement sincère. Si on était sincère, on divorcerait tout de suite, et l'on soulagerait ainsi la société de ses plaintes et de ses mauvaises humeurs.


 Propos de Omraam Audio MP3 sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/