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dimanche 1 septembre 2013

Le corps de gloire : Divinisation, de Omraam


Une fois que l’âme a quitté le corps, inutile de jouer des comédies pour la faire revenir. Sur cette question il y a beaucoup d’histoires mensongères inventées par des ignorants ou des imposteurs. On parle de magiciens qui ont réussi à ressusciter des morts. Non, la vérité c’st que grâce à certaines méthodes qu’ils connaissaient, ils arrivaient à évoquer des entités terrestres ou souterraines qu’ils introduisaient dans le corps du mort pour le faire mouvoir. Ce n’était pas l’esprit du mort qui revenait, mais d’autres entités ; par des conjurations, en leur présentant des éléments qui leur conviennent (du sang, de la nourriture), le magicien réussissait à les faire entrer dans le corps, et elles restaient là pour quelque temps. Même Jésus n’a pas ramené des morts à la vie. Vous direz : « Pourtant, c’est ce que rapportent les Evangiles ! – Oui, mais en réalité ils n’étaient pas encore morts – Et Lazare ? Il était mort depuis trois jours… » Non, les autres le croyaient mort, en réalité il était encore vivant. D’ailleurs qua dit Jésus ? « Lazare, notre ami, dort, mais je vais le réveiller ». Et cela ne diminue en rien le mérite de Jésus, car Lazare serait réellement mort si Jésus n’était pas venu l’arracher du coma. Et même, ce que l’on dit de la mort de Jésus, et donc de sa résurrection, est-ce véridique ?... Mais je ne toucherai pas cette question pour ne pas troubler davantage les consciences chrétiennes.

La transfiguration de Jésus ne peut s’expliquer que par la manifestation de ce que la tradition spirituelle appelle le corps de gloire. Cette manifestation peut être d’une telle intensité qu’un flot de lumière semble surgir du plus profond de l’être pour embrasser son corps et même ses vêtements. Le germe du corps de gloire se trouve dans le corps éthérique, qui est le double du corps physique, et c’est sur ce germe que nous devons travailler. Comment ? Par nos pensées, nos sentiments, nos désirs, toute notre vie psychique, nous pouvons opérer des transformations au coeur même de nos cellules. Nous sommes habités par des milliards d’âmes, nos cellules, et chacune peut ressusciter. Vous direz que les cellules ne sont pas des âmes. Les cellules elles-mêmes, non bien sûr, mais chacune d’elles est la demeure d’une petite âme à qui a été confiée une activité particulière. Une cellule des yeux n’est pas une cellule du cerveau ou du foie ; elle n’est pas une simple particule de matière occupant une place quelconque dans notre organisme. Elle est comme une ouvrière consciente du travail qu’elle doit accomplir là où elle se trouve, parce que c’est de ce travail que dépend le bon fonctionnement de l’organisme. Seulement la « conscience » de ces milliards de cellules est le reflet de notre conscience à nous. Si nous menons une existence désordonnée, nous affaiblissons ces âmes qui ne peuvent plus faire correctement leur travail ; les unes après les autres, elles cessent de fonctionner, et nous allons vers la mort, la mort physique, mais aussi la mort spirituelle.

La biologie, la médecine, nous présentent l’être humain d’une manière qui n’est pas fausse, bien sûr, mais incomplète, car elles ne nous apprennent pas à considérer notre organisme comme une fraternité d’âmes. Et de plus que par notre conduite déraisonnable nous pouvons paralyser, anéantir toutes ces gentilles créatures qui travaillent pour nous, de même si nous décidons de mettre de l’ordre et de la lumière dans notre vie, nous pouvons les vivifier, les régénérer, les illuminer. Nous ne pouvons pas ressusciter sans l’aide de toutes nos cellules, car nous dépendons d’elles. Grâce aux puissances psychiques et spirituelles que nous possédons, c’est nous qui sommes à la tête, c’est nous qui décidons. Mais nous sommes complètement paralysés si les cellules de nos membres et de nos organes ne sont pas en état de réagir aux ordres que nous leur donnons. Nous dépendons de nos cellules, mais en même temps c’est à nous de leur faciliter la tâche, puisque nous sommes une entité spirituelle consciente et libre. Il est très difficile d’expliquer ce lien qui existe entre nous et toutes ces âmes qui peuplent notre organisme, mais ce lien existe et il est très fort. C’est pourquoi il faut arriver à animer, purifier, éclairer, spiritualiser toutes les cellules de notre corps. L’erreur des humains, c’est de ne pas sentir le lien qui les unit à tous ces habitants en eux, et cette ignorance les paralyse et les limite dans leurs possibilités. Vous direz ; « Mais comment établir ce lien avec nos cellules ? Jamais elles ne comprendront ! » C’est là encore que vous vous trompez, car elles aussi ont une forme d’intelligence. La preuve : vous vous blessez et quelque temps après, sans que vous fassiez quoi que ce soit, la plaie est refermée, on ne voit plus rien. Comment les cellules sont-elles arrivées à tout réparer ? est-ce que vous le savez ? Non, et moi non plus. Eh bien, elles, elles le savent. Tout ce peuple de cellules que nous abritons, en nous, possède une intelligence particulière qui les rend aptes à toutes sortes d’activités. Il y a des chimistes, des physiciens, des mécaniciens, des biologistes, des médecins, des philosophes ... Un jour la science découvrira toutes ces merveilles ! En attendant, c’est à nous de faire un travail par la pensée afin d’envoyer de la lumière et de l’amour dans tous les points de notre organisme pour le régénérer.

Lorsque, sur quelque sujet que ce soit, l’homme se laisse aller à l’incompréhension, à la jalousie, à la haine, etc… ce sont autant de miasmes qu’il projette, et les premiers touchés sont justement tous ces petits êtres qui sont en lui, ses cellules. Et alors, comment peut-il se sentir après les avoir malmenées et leur avoir donné de si mauvais exemple ? Combien de gens s’imaginent qu’ils ont fait leur devoir quand ils ont su donner aux autres une bonne image d’eux-mêmes, de leur courage, de leur maîtrise, de leur moralité ! Eh non, ce n’est pas devant les autres, c’est devant soi-même qu’il faut apprendre à donner l’exemple ; devant ses propres cellules, car nos cellules sont comme des enfants que nous devons éduquer. Qu’est-ce que c’est que cette comédie ? Devant les autres on s’efforce de se montrer impeccable, on fait des discours généreux, on prend des poses, mais quand on est seul face à soi-même, on abandonne toutes ces belles manières et on laisse libre cours aux mauvaises pensées et aux mauvais sentiments. Et les cellules qui sont là, qui observent, reçoivent un très mauvais exemple. Oui, parce que tout s’enregistre au-dedans, et les cellules disent : « Eh bien, nous aussi, nous ferons tout ce qui nous plaira », et il est impossible ensuite de les rendre obéissantes.

Il appartient donc, à chacun d’entre nous, d’attirer de l’océan cosmique les éléments les plus subtils, les plus rayonnants, pour former notre corps de gloire, le corps de l’immortalité, le corps de la lumière. Ce corps de gloire, nous l’avons tous en nous comme un germe que nous devons développer. Comment ?... Eh bien comment la mère forme-t-elle son enfant ? Cet enfant, lui aussi, est d’abord un germe ; mais en mangeant, en respirant, en pensant à lui, en l’aimant, elle lui donne les matériaux grâce auxquels il se développera. C’est elle qui le forme, aussi doit-elle être vigilante dans ses pensées et ses sentiments, afin de le former avec ce qui existe de meilleur. Il en est de même du corps de gloire. On peut dire du corps de gloire qu’il est le corps, la demeure, le temple que nous construisons pour le principe christique qui est en nous. Quand nous vivons les états de conscience très élevés, nous attirons des particules lumineuses qui vont contribuer à la formation de notre corps de gloire. C’est ainsi que nous le faisons grandir. Il ne peut être formé que du meilleur de nous-mêmes, et si nous le nourrissons longtemps de notre chair, de notre sang, de notre fluide, de notre vie, un jour il commence à rayonner. Le corps de gloire est formé de matériaux qui sont pure lumière, qui ne s’oxydent pas, qui ne se ternissent pas ; c’est pourquoi il est immortel et il fait des merveilles, en nous-mêmes d’abord, et ensuite en dehors de nous.

Chaque créature humaine peut construire son corps de gloire, mais à une seule condition : en s’efforçant de se dépasser, de se surpasser afin d ‘attirer les particules les plus pures et les plus lumineuses. Tant que l’homme reste à un niveau de conscience ordinaire, il attire des éléments, bien sûr, mais ces éléments ne lui servent qu’à alimenter son corps astral. Or ce corps astral va enfler, comme celui du riche dont parle Jésus dans la parabole, et l’empêchera de passer par la porte du Royaume de Dieu. Par nos pensées, nos sentiments, notre façon de vivre, il y a toujours quelque chose en nous que nous alimentons ; mais c’est à nous de savoir si nous volons alimenter nos corps inférieurs ou notre corps de gloire ; la construction du corps de gloire est une entreprise de longue haleine, c’est vrai, mais chacun peut commencer dès aujourd’hui ; en apprenant à mettre de l’ordre dans sa vie psychique, en apprenant à la purifier, à l’harmoniser, il élève son niveau de conscience et parvient ainsi à attire à lui des matériaux de la meilleure qualité.


La transfiguration de Jésus, c’était l’irruption de son corps spirituel, son corps de gloire, dans le plan physique ; et cette vision était insoutenable, parce qu’il ne s’agissait plus de la lumière physique à laquelle nos yeux sont habitués, mais de la lumière spirituelle qui est l’expression d’une vie tellement intense qu’elle peut nous foudroyer. C’est pourquoi il est dit que les disciples sont tombés face contre terre. Le moment n’était pas encore venu pour Jésus de détacher son corps glorieux du corps physique pour vivre définitivement en lui, mais il pouvait déjà le faire apparaître dans la plénitude de sa manifestation.