Merci de votre visite

mercredi 20 novembre 2013

L’importance du travail de la pensée




Les humains se sont tellement habitués à rester à la surface des choses qu’il est difficile maintenant de leur faire comprendre l’importance du travail de la pensée. Or, c’est dans le travail de la pensée qu’ils ont des possibilités qu’aune autre activité ne pourra jamais leur procurer. C’est pourquoi ils doivent commencer par voir la différence entre le travail tel qu’ils le comprennent en général et le travail de la pensée.

Même si vous possédez toutes les richesses de la terre, tant que vous n’en aurez pas tiré la quintessence, vous vous sentirez pauvre, vide, inquiet, insatisfait. Car ce n’est pas la quantité de matière qui vous comblera, mais sa qualité, c'est-à-dire sa quintessence, quelque chose d’impondérable qui donne un sens à la vie.

Malheureusement, il faut bien le reconnaître, dans presque toutes les activités, les humains ne font que casser des pierres, accumuler du minerai. Ils n’arrivent pas à en extraire la quintessence. Car pour obtenir la quintessence, il faut une autre activité, et cette activité se trouve dans le plan mental supérieur. Seul un enseignement initiatique peut apprendre aux humains comment trouver la quintessence.

Tout ce que l’homme a vécu, tout ce qu’il a accumulé comme pensées, sentiments, sensations ; toutes les expériences qu’il a faites, toutes ses erreurs même, et toutes ses souffrances. Dans une école initiatique le disciple apprend à extraire la quintessence de son existence ; il étudie comment les lois agissent, il comprend pourquoi dans tel domaine il stagne, il n’arrive pas à avancer, alors que dans tel autre il progresse, il remporte des succès, il s’enrichit spirituellement. C’est ainsi qu’il tire des leçons et acquiert une véritable sagesse.

La quintessence est ce que l’on peut trouver de plus parfait dans tout ce qui existe. Elle est comparable à un parfum, dont les effluves ne cessent de s’échapper dans l’espace sans que lui-même perde quoi que ce soit de sa matière. Quand un homme est parvenu à trouver la quintessence de sa vie, de son être, il a trouvé ce qui existe de plus précieux. Si en lisant un livre, en regardant un tableau, en écoutant de la musique vous sentez soudain que vous touchez une vérité qui transformera votre vision des choses, cette révélation durera encore demain et après-demain. A travers ce livre, ce tableau ou cette musique, votre esprit s’est élevé très haut et a saisi un sens. C’est comme un élément éternel qui est entré en vous et qui ne vous quittera jamais plus. Lorsque vous avez trouvé ce sens, vous le posséder pour toujours.

Si l’homme ne se décide pas à faire ce travail de la pensée, qui seul, peut ordonner et orienter sa vie, il descend peu à peu dans les régions inférieures de la conscience, et c’est là qu’il trouve l’Enfer, car l’Enfer aussi est en lui. L’homme contient l’Enfer et le Ciel, et cela dépend de lui d’aller vers l’un ou vers l’autre. Alors, ne vous laissez pas influencer par tous les ignorants qui veulent vous éloigner de la vie spirituelle, en vous persuadant qu’ainsi vous serez plus heureux. C’est impossible ; le sens de la vie, vous ne le trouverez pleinement ni dans la famille, ni dans la profession, ni dans l’art, ni dans les voyages, etc. Ils peuvent être des moyens qui vous aident à vous approcher de ce sens, mais ils ne le contiennent pas. La preuve ; une famille, un métier, les voyages ou l’art n’ont jamais empêché un homme ou une femme de se suicider.

Le travail de la pensée est difficile, c’est une entreprise de longue haleine. Parce que la méditation ne leur donne pas rapidement des résultats, beaucoup se découragent et en abandonnent la pratique. Mais pourquoi sont-ils tellement pressés ? Il faut du temps, beaucoup de temps, pour extraire ce qui est le plus précieux. Quelle quintessence peut-on extraire en quelques minutes ? Alors, du moment que vous avez commencé ce travail de la pensée, ne vous arrêtez plus, c’est à cette seule condition que vous aurez vraiment des résultats. Quand je parle de la pensée, je parle d’un instrument dont nous devons nous servir pour nous rapprocher d’un monde intérieur de lumière, de certitude, de paix ; car si la pensée ne nous rapproche pas du monde de la lumière, elle nous rapprochera du monde des ténèbres.


Le sens de la vie est la récompense d’un travail intérieur patient, incessant, que l’homme par sa pensée a entrepris de faire sur lui-même. Lorsqu’il est parvenu à un certain état de conscience, il reçoit du Ciel un atome, comme une goutte de lumière, une quintessence qui imprègne toute la matière de son être. A partir de ce moment-là, son existence prend une dimension et une intensité nouvelles, les événements lui apparaissent sous une nouvelle clarté, comme s’il lui était donné la connaissance de la raison de toute chose. Et même la mort ne l’effraie plus, parce que cet atome, justement, cet électron lui découvre l’immensité d’un monde éternel où il n’y a plus de dangers ni de ténèbres, et il sent qu’il marche déjà dans l’espace illimité de la lumière.