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mardi 3 février 2015

DIEU existe-t-il ou pas


Un soir, un ami était chez moi et je lui ai dit : « Le centre autour duquel passe un cercle est plus grand que tout le cercle. – Comment est-ce possible ? - Supposons un petit trou par lequel l’eau s’écoule, et que vous faites couler cette eau dans un bassin d’une capacité de 100.000 m3. Si elle coule sans arrêt, elle finira par remplir le bassin. Cette force qui entraîne l’eau dans le bassin est-elle plus grande que le bassin ? Bien sûr qu’elle lui est supérieure. Ce centre n’est qu’un point de contact avec un plus grand monde. Le monde actuel a été créé par un tel centre, et il est lié avec un monde plus grand encore dont l’énergie est 100.000 millions de fois supérieure à celle de notre centre. Par ce centre coulent les forces du divin Cosmos. Ne le comprenant pas, nous disons que ce point n’occupe aucun espace dans notre monde, qu’il se situe en dehors de lui.  

Maintenant, supposez que ce centre n’occupe aucun espace, mais qu’un trou étant ouvert et que par lui de l’eau s’écoule dans le bassin, je demande : « Ce trou occupe-t-il un espace ? - Non, mais sans occuper d’espace, il permet de remplir tout le bassin. - Alors, il n’y a ni temps ni espace ! - Il est possible qu’il n’occupe ni temps ni espace dans ce monde, cependant il en occupe pour l’autre monde : celui en dehors du nôtre. » D’autres états existent aussi. Ce sont des questions philosophiques qui ne doivent pas vous troubler : « Dieu existe-t-Il ou non ? - Dans  le monde, tout à la fois existe et n’existe pas. - Comment, existe et n’existe pas ? - Pour vous j’existe, mais pour les fourmis, je n’existe pas.

Elles ne pensent pas à moi ; je suis en dehors de leur conscience. » Cela montre que les choses existent quand on en prend conscience. Quand tu aimes quelqu’un, pour toi, il existe. Mais, si on te demande si tel Ange existe, tu répondras : « Il se peut qu’il existe ou qu’il n’existe pas, car je n’ai pas vu d’Ange. - Mais pour un homme que tu aimes, tu dis qu’il existe. - Je le connais, j’ai touché ses mains. »

Toutes les choses avec lesquelles nous sommes liés existent ; pour nous elles se manifestent et elles sont réelles, non pour la totalité de l’existence, mais uniquement pour nous. Donc, quand nous disons que les choses existent ou non, nous le disons seulement par rapport à notre compréhension. C’est ainsi que vous penserez.

Que l’idée suivante : « Serais-je un homme ou non ? » ne vous trouble pas. Chacun peut devenir un homme. Chacun de vous peut penser, sentir et agir. Il peut absolument en être ainsi ! Et chacun d’entre vous est maître de sa vie. En géométrie, tous les cercles représentent la vie humaine. Et toutes les sections, tous les plans dans un cercle montrent les possibilités qui existent dans le monde humain. Ce sont des rapports qui nous concernent et c’est pourquoi nous devons étudier la géométrie. Mais laissons cette question pour plus tard. Si nous avions des conditions plus favorables, nous ferions des expériences, car chaque théorie est confirmée par l’expérience. Par l’expérience, je vous prouverais que l’homme est un cercle et que sa conscience sort de son cercle. Nous pourrions mettre quelqu’un en sommeil hypnotique. Vous diriez : « Choisissez-moi en premier. » Mais voilà où se trouve l’erreur ! Imaginez que dans un but scientifique, le gouvernement bulgare propose 10.000 leva pour que quelqu’un aille en Afrique y faire des observations. Chacun dira : « C’est moi qui irai ! »

D’abord, si cette personne ne sait pas observer et n’a pas de connaissances, pourquoi l’enverriez-vous en Afrique ? À son retour, elle vous conterait des fables. Envoyez une personne instruite, à l’intellect éveillé. Vous dites : « Maître envoyez moi. - Bien, qu’as-tu vu ? - J’ai vu des Anges. - Comment sont ils ? - Plus grands que l’homme ; leurs maisons sont plus grandes, la paume de leur main est plus grande. » Et vous pensez avoir dit quelque chose de scientifique ? Qu’il soit plus grand ne prouve pas que c’était un Ange. Que les maisons soient plus grandes n’est pas important pour un Ange. L’Ange doit posséder autre chose qui le distingue.

Vous voulez avoir des expériences. Mais je ne peux recourir aux expériences alors que votre conscience n’est pas prête. Si je le faisais, vous diriez : « Attendez, nous allons voir si l’expérience réussit ! Nous allons le surprendre. » Si je voulais vous prendre quelque chose, je pourrais facilement vous embobiner avec seulement cinquante pour cent de vrai. Par contre, si je veux vous dire la vérité, je vous la dis.

Eh bien ! Qu’est-il préférable ? Qu’en pensez-vous ? Je vous dirais la vérité, rien de plus ! Cela est positif. Aspirez aux sommets, mais chaque sommet a sa vallée. Celui qui dit la vérité, ment aussi. C’est un aphorisme. Donc, celui qui dit la vérité jette une ombre. Les hommes ne le comprendront pas correctement et de cette vérité, ils en tireront de faux enseignements.

Et, de même, celui qui ment dira la vérité. C’est ainsi que vous devez comprendre. C’est une profonde philosophie. Votre intellect doit être souple et bien saisir les choses. Vous direz que celui qui dit la vérité ment aussi. Vous dites d’un mot qu’il a deux sens. Vous n’avez pas encore étudié la langue. Celui qui dit la vérité ment aussi.

Donc, là où l’on dit la vérité, on ment aussi ; là où est la richesse, se trouvent aussi des voleurs ; dans le grenier, il y a du blé et il y a aussi des souris. Cela signifie que c’est seulement auprès de la vérité que peut être dit le mensonge. Si tu dis la vérité, un menteur sera envoyé en mission près de toi. Là où l’on dit la vérité, on ment aussi. Celui qui dit la vérité ment aussi, car il y a deux personnes en l’homme.

L’un dit la vérité et l’autre ment. L’un te demande : « Pourquoi es-tu si stupide ? Pense à régler tes affaires, à te construire une maison ; prends cet argent ! » L’autre te dit : « Laisse cela, tu dois être un homme idéal, désintéressé. » Tu restes là, sans savoir quoi faire et tu te dis : « Qui dois-je écouter ? » Et tu ne peux rien décider. Tu prendras le parti de l’un ou de l’autre. Donc tu es solidaire de celui qui n’est pas moral et tu dis : « Prenons l’argent ! » Vous devenez des complices et commencez à mentir et à voler. On vous prend, vous frappe et vous met en prison. L’autre vient et te dit : « Ne t’avais-je pas dit de ne pas t’associer avec celui-là ? - J’abandonne, et je vais t’écouter. » On te libère de prison, et tu commences à vivre selon les principes divins. Mais on te bat à nouveau. Le premier vient, et te dit : « Écoute, tu avais bien commencé avec moi ! » Non, la question n’est pas là, mais vous étiez intérieurement partagé. Si on te bat, la cause est que tu as dit la vérité sans amour. Et chaque vérité dite sans amour est pour moitié un mensonge. Quand je dis que celui qui dit la vérité ment aussi, je sous-entends que celui qui dit la vérité sans amour, dit aussi pour moitié un mensonge.


Mais celui qui dit la vérité avec amour, dit la vérité tout entière. C’est un fait. Et si vous dites la vérité sans amour, cela est pour moitié un mensonge. Mais si vous parlez avec amour, c’est l’entière vérité. Alors, la philosophie selon laquelle celui qui dit la vérité ment, elle aussi est exacte. Pour y échapper, il faut introduire l’amour. Si l’amour vient, la sagesse viendra, elle aussi. Et si ces deux principes sont présents en nous, tout mensonge sera exclu. Nous serons dans un monde harmonieux, nous aurons beaucoup d’amis qui nous protégeront des contradictions de ce monde.

 – Peter DEUNOV