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lundi 11 janvier 2016

Alors comment faire pour commencer à vivre une vie intense ?


Eh bien, tout d’abord, il faut en accepter l’idée, comprendre qu’elle est souhaitable et profitable ; ensuite, il faut l’aimer, la désirer ; et enfin il faut se décider à la réaliser…



À ce moment-là, tout le reste viendra petit à petit. Mais l’important, c’est de commencer par accepter l’idée de cette vie intense, car tant qu’on ne l’a pas acceptée, on vit au ralenti, on stagne. Et même, s’il arrive à certains de recevoir des inspirations célestes, ils font tout pour les repousser sous prétexte que ce n’est pas normal. Alors, vaut-il mieux être comme les pierres ?

Beaucoup empêchent les courants divins de les visiter parce que des gens peu éclairés ont prétendu que ces contacts avec le Ciel étaient des manifestations inquiétantes qui allaient les entraîner vers la folie. Depuis quand la vie spirituelle, intense, conduit-elle les gens au déséquilibre ? Regardez-moi ça ! Tous ceux qui sont dans les hôpitaux psychiatriques, est-ce la vie intense, divine, solaire qui les a amenés là ou bien les désordres de leur vie passionnelle?

 Si la lumière est si rapide, c’est parce qu’elle est désintéressée, parce qu’elle a les meilleures intentions dans sa tête. Vous êtes étonnés, personne ne vous a jamais dit que la lumière avait une tête, n’est-ce pas ? oui, la lumière est rapide parce qu’elle s’est libérée de tout ce qui est inférieur, animal ou même purement humain, elle n’est chargée d’aucun fardeau.

Avez-vous vu un homme courir très vite en portant des fardeaux ?

Il ne peut pas. Pour courir, il faut être dégagé et avoir rejeté tout ce qui pèse. Et justement la lumière, qui est très intelligente, n’a jamais voulu se charger de fardeaux inutiles, d’engagements stupides qui la retiendraient. Elle veut être libre et c’est pourquoi elle court, c’est formidable, elle galope! Et comme elle a aussi beaucoup d’amour, elle se dépêche pour aider les humains ; son amour la pousse à marcher rapidement pour se rendre utile tout de suite. Les autres, qui sont surchargés par toutes sortes de fardeaux, arrivent quand le malade a déjà perdu la vie.

Quelqu’un est mort, et un siècle après on vient pour le sauver. Voilà la vitesse des humains ! La lumière est la plus intelligente. L’idéal du disciple est de se dégager de toutes les limitations, de rejeter toutes les entraves, pour devenir comme la lumière. Bien sûr, ce n’est pas si facile ; tant qu’on vit dans le monde, dans la matière, il y a tellement d’empêchements, de contraintes !…

Mais celui qui est conscient et qui a décidé de prendre la lumière pour guide se dégage, se libère et vibre si intensément que plus rien ne peut l’arrêter : il parcourt l’espace, il visite, il observe, et grâce à sa rapidité intérieure il arrive à découvrir les merveilles de l’univers. Comparez avec tous ceux qui ne veulent pas se déplacer: ils n’ont jamais voyagé, ils n’ont jamais quitté leur village, ils ont passé toute leur vie avec les cochons, les bœufs, les moutons, que peuvent-ils raconter ?

Ils n’ont jamais rien vu ni visité. Tandis que la lumière, elle, voyage, regarde, constate, apprend, et c’est à elle qu’il faut demander de raconter tout ce qu’elle a vu en venant jusque chez nous. Mais on est loin de ces méthodes : personne ne s’occupe de demander aux rayons du soleil de raconter ce qu’ils ont vu, ce qu’ils rapportent de leurs voyages, ni à plus forte raison de décider de faire comme eux.

Chaque matin, au lever du soleil, vous avez toutes les conditions pour commencer à vivre la vie intense. Mais il faut d’abord apprendre à se libérer des convoitises matérielles, car ce n’est qu’en se contentant matériellement de très peu qu’on peut augmenter l’intensité de la pensée et du sentiment, et voyager dans l’espace.

 Jésus qui connaissait cette loi l’a exprimée par une image en disant qu’un chameau passerait plus facilement par le chas d’une aiguille qu’un riche à travers la porte du Royaume des cieux. En apparence c’est la chose la plus absurde : comment un chameau, qui est grand et gros, passera-t-il à travers le trou d’une aiguille, alors qu’un petit maigrichon de riche ne pourra pas franchir une porte immense ?

Eh bien, la Science initiatique explique que Jésus ne parlait pas du corps physique mais du corps astral : quand le corps astral est enflé de toutes sortes de désirs, l’homme ne peut pas entrer dans le Royaume de Dieu, il n’arrive pas à passer par la porte. Tandis que le chameau, lui, est le symbole d’un être dont le corps astral est tout petit, car il est sobre, il se contente d’une très petite quantité de nourriture et d’eau pour traverser le désert.

Oui, tous les Initiés sont d’accord : plus l’homme est pris par les affaires, moins il a de conditions pour vivre une vie intense, moins il arrive à vibrer à l’unisson avec la lumière. Tous ces gens qui ont envie d’avaler le monde entier, allez les voir! Bien sûr, ils crient, ils donnent des ordres, ils parcourent le monde dans tous les sens, on ne peut pas nier qu’ils déploient une grande activité. Mais ce n’est pas la vie intense. La vie intense ne se manifeste pas par des paroles, des gestes ou des mouvements.

On peut être là, assis, immobile, et pourtant toucher le cœur de l’univers. Mais vous ne pouvez comprendre cela qu’en le réalisant. C’est aussi difficile à exprimer que ces moments où un homme et une femme qui s’aiment échangent dans le silence un regard qu’ils ne pourront jamais oublier. Aucun geste n’a été fait, aucune parole n’a été prononcée, mais rien ne pourrait traduire l’intensité de l’amour qu’ils se sont donné… Tandis qu’un autre se mettra à genoux pour déclarer : «Je vous aime, je vous adore… Vos yeux, vos cheveux, votre sourire… Je vous donnerai le Ciel, je mourrai pour vous… » oh là là, quel tapage ! on a envie de l’envoyer se promener ailleurs. Et moi aussi je suis toujours en train de vous parler, de vous expliquer, expliquer, expliquer…

Seigneur, quel rôle ! Mais j’attends le jour où je pourrai enfin ne plus rien vous dire, où nous resterons comme ça, ensemble, dans un silence extraordinaire… Mais il faut vous préparer. Car vous avez besoin d’une préparation pour saisir, sentir, capter tout ce que je pourrai vous donner de cette façon-là.5 Vous voyez, il y a dans ma tête toute une science, tout un programme d’après lequel je me dirige.

Certains ne sont pas tellement contents : d’après eux je devrais parler de telle façon, toucher tel sujet, prendre telle décision… Je sais bien que, dans le monde, les conférenciers tâchent toujours de contenter les goûts du public, mais dans mon cas, c’est différent : mon programme est basé sur autre chose que sur les goûts et les préférences de gens qui ne sont pas toujours éclairés ; et même s’ils sont mécontents, tant pis. Je n’accepte jamais aucune suggestion de ceux qui me demandent de leur donner des connaissances livresques. Ils sont trop habitués à n’exercer que leur intellect sans jamais rien faire ni appliquer: ils ne méditent pas, ne prient pas, ne font pas d’exercices, ne se transforment pas. Seulement des connaissances : ils lisent, ils enregistrent, ils s’informent, ils se tiennent au courant de tout ce qui se passe dans le monde actuellement. Mais ce n’est pas la meilleure façon d’évoluer et de se libérer, ils le constateront un jour, car ils ne font rien pour concrétiser, pour appliquer leurs connaissances dans leurs gestes, leurs actes, leurs comportements. Les gens savent tout, mais ils ne font rien.

Ils savent qu’avec la patience on peut faire des merveilles, mais ils ne sont pas patients. Ils savent qu’avec la douceur on obtient des résultats extraordinaires, mais ils ne cessent de se mettre en colère. Ils savent, ils savent, ils savent… mais quand il faut réaliser ce savoir, ils trouvent que c’est beaucoup moins intéressant. Bon, qu’ils fassent comme ils veulent, mais ce n’est pas ainsi qu’ils vont se transformer ; au contraire, ils vont rester faibles, vulnérables, ternes, maladifs et malheureux, ils ne connaîtront jamais la vie intense.


sur le blog de Francesca : http://herosdelaterre.blogspot.fr/  retranscription des livres de Omraam