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jeudi 9 mars 2017

Enseignez le bonheur et la joie autour de vous



D'autres n'ont pas fait l'expérience du bonheur, de l'inspiration, qui pourtant devraient constituer la Vie, tout naturellement.

Vous vivez dans le bonheur et la joie, mais beaucoup autour de vous ne connaissent ni l'un ni l'autre. Allez auprès d'eux, montrez-leur que c'est possible d'être souriant, gai, équilibré, heureux. Tous ne possèdent pas une telle philosophie de la vie, ils en sont même très loin, et lorsque vous leur expliquez ces choses élémentaires qu'ils ignoraient complètement, ils vous sont reconnaissants.



Pour beaucoup, c'est perdre son temps que de travailler pour la gloire de Dieu. Pour nous, c'est le contraire : travailler pour Dieu, c'est sauver sa vie. Il importe peu que l'on remarque ou non ce que vous faites, que l'on comprenne ou non pourquoi vous le faites. Ce qui compte, c'est de travailler pour Dieu, même devant trois personnes seulement.

Glorifiez Dieu par votre vie sensée, douce, généreuse, magnifique. Devenez un exemple par toute votre conduite, vos pensées, votre tenue, vos mouvements. Ne pensez pas avoir dominé tous les détails de votre vie quotidienne. Même sa démarche, on peut l'améliorer.

Observez, et vous découvrirez que vous n'aviez jamais encore révisé votre façon de marcher. Pour les Initiés la démarche est très significative. Ils y lisent votre degré de développement suivant que vous vous balancez comme une chaloupe, que vos pieds sont longs ou courts, suivant le rythme harmonieux de vos mouvements. J'ai compris l'importance et le sens de la démarche un jour que, après un entretien que j'avais eu avec mon Maître Peter Deunov, celui-ci, comme je m'éloignais, me regardait et je sentais si fortement son regard et sa pensée fixés sur moi que je me mis à surveiller la façon dont je marchais.

Jusque-là je n'y avais jamais porté attention. J'étais très jeune, et je fus profondément touché par la pensée de mon Maître. Je me mis dès lors, à observer mes gestes et mes comportements en les comparant aux siens, qui ne ressemblaient pas à ceux des autres et je découvris en moi de nombreux défauts à corriger. Que de choses révélait! Sa façon de tourner la tête, de se lever, de s'asseoir, de se déplacer! J'observais tout, même le timbre de sa voix.

C'était l'hiver, il faisait très froid. Le Maître avait chez lui un gros brûle-parfum rempli de braises qu'il ranimait avant que j'entre, puis de temps à autre Il remuait le charbon avec son pique-feu d'une façon si agréable que je ressentais, chaque fois qu'Il le faisait, une douce chaleur au plexus solaire. Il m'entretenait de beaucoup de choses; par exemple des corbeaux qui chaque année venaient à Varna, arrivant d'un certain côté de la ville, et je m'étonnais qu'Il s'intéressât à des détails auxquels nul n'accordait aucune importance. Un monde nouveau s'ouvrait pour moi. Donc, en Le quittant, je sentais, tout en avançant, sa pensée concentrée sur ma démarche. Comment L'ai-je perçue ? C'était une sensation inexprimable. Depuis lors j'ai observé les démarches et j'ai compris qu'une part de notre succès dépend de notre façon de marcher. Elle est capable d'entraver notre réussite.

Par la suite, j'ai regardé mon Maître marcher, très souvent, lorsque nous allions le matin avec lui contempler le lever de soleil sur les hauteurs de Varna, d'où la vue s'étend sur la Mer Noire. Le soleil se levait au ras de l'eau, très rouge à cause des vapeurs qui s'élevaient de la surface de la mer. La couleur du disque était si merveilleuse qu'on avait comme un désir de boire sa lumière. Et nous faisions là nos exercices.


  Message-Audio de Omraam Mikhaël Aïvanhov sur le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/